Articles

élection présidentielle 2017 » Analyses, Sondages » Le bilan de la cote de confiance de Nicolas Sarkozy en 2011

Le bilan de la cote de confiance de Nicolas Sarkozy en 2011

L’institut CSA a récemment publié une analyse de la cote de confiance de Nicolas Sarkozy en 2011. Ce document offre à son lecteur une vue d’ensemble de l’année écoulée pour le chef de l’Etat. Si ce dernier enregistre la plus mauvaise performance depuis son élection, les mesures de fin d’année semblent indiquer une légère amélioration des jugements à son sujet. La bataille de la crédibilité s’annonce toutefois difficile dans la perspective de l’élection présidentielle.

Sur l’ensemble de l’année 2011, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy enregistre son niveau le plus bas depuis son élection à la présidence de la République. L’évolution observée en fin d’année auprès de certaines catégories de population (milieux populaires et salariés du privé) pourrait toutefois laisser entrevoir les premiers effets de la stratégie de reconquête de l’opinion mise en œuvre depuis plusieurs mois par l’Elysée.

Ces premiers effets s’avèrent néanmoins nettement insuffisants pour influer significativement sur les intentions de vote exprimées en sa faveur. Nicolas Sarkozy est crédité d’un score d’intentions de vote sensiblement inférieur à son résultat du premier tour de 2007, de l’ordre de cinq points. De plus, il n’enregistre aucun gain en termes d’intentions de vote à l’issue de l’année 2011, obtenant en décembre le score qui était déjà le sien en janvier. A l’inverse, François Hollande conclut l’année 2011 sur un gain cumulé de 12 points, dynamique de la primaire socialiste aidant.

Cette difficulté pour le chef de l’Etat à gagner des intentions de vote s’inscrit dans un contexte marqué par le primat des préoccupations socioéconomiques face auquel il pâtit d’un déficit de confiance relative sur des enjeux tels que la lutte contre le chômage et la défense du pouvoir d’achat.  S’ajoute à cela un déficit de proximité perçue avec les Français, François Hollande le devançant très nettement sur cette dimension stratégique.

Il demeure qu’une élection n’est pas réductible à la popularité du sortant et au jugement sur son bilan, et que l’appréciation relative des candidats – sur leur personnalités, sur leur crédibilités dans les domaines économiques, sociaux ou dits régaliens – prédomine. Ceci rend naturellement les scrutins de 2012 plus incertains que ce que suggérerait de manière immédiate la lecture des sondages réalisés tout au long de l’année écoulée.

Pour parcourir l’analyse complète :

Yves-Marie Cann  (63 Posts)

Fondateur et animateur du site. Directeur des études politiques chez Elabe, cabinet d'études et de conseil indépendant. Auparavant directeur-adjoint du Pôle Opinion-Corporate de l'Institut CSA, après sept années passées au Département Opinion et Stratégies d'entreprise de l'Ifop. Les articles publiés ici n'engagent que leur auteur.


Catégories: Analyses, Sondages · Tags: ,

Comments are closed.