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Nicolas Sarkozy : candidat donc plus fort ?

Après un faux suspense entretenu plusieurs semaines voire plusieurs mois, Nicolas Sarkozy a officialisé sa candidature pour un second mandat. Promettant le changement dans la continuité, le président sortant a pu sembler se prêter à un rituel désuet. Reconnaissons toutefois à décharge du candidat qu’il est assez difficile d’innover en la matière… sauf à annoncer sa candidature sur Twitter où pullulent militants, journalistes et autres observateurs politiques (dont l’auteur de ces lignes) mais certainement pas les intermittents du vote qu’il faudra mobiliser au cours des prochaines semaines. Pour frapper fort, la télévision reste le media à privilégier, les journaux de 20h offrant la plus large audience possible.

Les premiers pas du candidat (déclaration de candidature, déplacement à Annecy, meeting à Marseille) seront scrutés à la loupe, décortiqués et analysés afin de déterminer s’il s’agit d’une entrée en campagne réussie ou pas. Ces premiers jours ont en effet leur importance : l’annonce d’une candidature donne le ton de la campagne que le candidat souhaite mener, elle permet de poser le cadre général, de dévoiler quelle sera sa ligne directrice. De plus, une entrée en campagne jugée réussie permet d’insuffler une dynamique et de fédérer ses soutiens pour élargir ensuite son socle électoral et obtenir le score le plus élevé possible au premier tour. A défaut, une entrée jugée ratée ou à côté de la plaque pourrait plomber toute prise d’initiative future. La tonalité des commentaires et des enquêtes publiées ces prochains jours permettront de se faire assez rapidement une idée précise à ce sujet.

Dans l’hypothèse d’un démarrage réussi, quelles sont les capacités de rebond de Nicolas Sarkozy ? Les intentions de vote mesurées en faveur du président sortant depuis plusieurs mois frappent par leur relative stabilité, à un niveau inférieur de plusieurs points à son score du 22 avril 2007. Les événements des derniers mois n’ont suscité ni érosion ni élargissement de sa base électorale, laquelle témoigne ainsi d’une certaine capacité de résistance aux aléas de l’agenda politique. Ceci constitue incontestablement un atout pour Nicolas Sarkozy et éloigne, sans doute, la perspective d’un « 21 avril à l’envers » redouté par certains.

L’impopularité dont pâtit Nicolas Sarkozy constitue toutefois un sérieux handicap, auquel s’ajoute une crédibilité écornée sur les principaux sujets qui préoccupent aujourd’hui les Français. Ces deux éléments limitent probablement les capacités de rebond du candidat dans les enquêtes d’intentions de vote. Sur les enjeux de l’emploi et du pouvoir d’achat, le candidat apparaît en effet nettement devancé par François Hollande en raison d’une appréciation négative de son bilan. Et si la crise internationale peut excuser certaines déconvenues sur le front économique, elle n’explique pas tout pour de nombreux électeurs. Dès lors, on comprend mieux l’offensive opérée sur le terrain des valeurs de façon à ne pas jouer en défensive sur celui du bilan. Reste à savoir si ses concurrents se laisseront entraîner sur ces sujets ou s’ils parviendront plutôt à emmener Nicolas Sarkozy sur leurs thèmes de campagne. De cette inconnue (de taille) réside certainement une part non négligeable de l’issue du scrutin…

 

Yves-Marie Cann  (63 Posts)

Fondateur et animateur du site. Directeur des études politiques chez Elabe, cabinet d'études et de conseil indépendant. Auparavant directeur-adjoint du Pôle Opinion-Corporate de l'Institut CSA, après sept années passées au Département Opinion et Stratégies d'entreprise de l'Ifop. Les articles publiés ici n'engagent que leur auteur.


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One Response to "Nicolas Sarkozy : candidat donc plus fort ?"

  1. Chapuis dit :

    Oui Nicolas Sarkozy est le candidat qui représentera les Français pour son objectivité, sa rapidité d’agir, Il a évité que la France se retrouve dans la même position que l’Espagne, le Portugal, l’Italie, La Grèce… La France s’en sort bien on peu dire que quand on voit la situation de son département, les départements PS, les Régions PS, ainsi que toutes les communes passées à gauche, toutes les gestions sont dans le rouge… Il y a de quoi avoir peur ! Ils sont arrogants et pour nous ça ne passe pas
    Quelques réformes n’ont pas été faites, mais en 5 ans… c’est très court!…
    Beaucoup de réformes ont été faites et les médiats les cachent.

    Ils ne sont pas tendre pour lui. Monsieur Hollande, ses propositions Ne changent sans arrêt, les 12000 postes d’enseignants en 5 ans 2,5 Milliards d’€ il nous prend pour qui? Ce n’est pas du tout ce qu’il essaie de nous faire croire ! C’est plutôt 7,5 Milliards d’€ ce n’est pas la même somme et tout est comme çà !
    Bonjour la dette!!!!!!!!!!
    Les Français peuvent se préparer à des lendemains qui chantent et danser devant le Buffet vide!!!!!!!!!