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Baromètre Ipsos/Le Point des primaires socialistes : Royal empoche la mise

Baromètre des primaires Ipsos Le PointPremière enquête réalisée après les retraits de Lionel Jospin, de Jack Lang et de François Hollande, la sixième vague du baromètre des primaires Ipsos / Le Point tente de répondre en partie à une question cruciale : vers qui leurs sympathisants – environ un tiers de l’électorat – vont se tourner après l’abandon de leurs champions ?

Selon cette étude réalisée – il faut le souligner – à partir d’un échantillon très restreint (245 sympathisants socialistes), c’est la députée des Deux-Sèvres qui empoche la mise. Alors qu’aucun de ses trois anciens concurrents n’a appelé à voter pour elle – certains ayant même clairement suggéré le contraire -, elle récupère près de la moitié (14 points sur 31) des intentions de vote laissées libres par ces différents retraits.

Pour Dominique Strauss-Kahn, le plus proche politiquement de Lionel Jospin, c’est un échec. Certes, il gagne 12 points et, avec désormais un quart des voix socialistes (23%), il occupe la place très enviée de principal challenger de Ségolène Royal. Mais près de la moitié des anciens sympathisants jospinistes (l’ancien Premier ministre se situant autour de 21% avant son retrait) lui échappent alors même qu’en raison de leur proximité – leurs proches militent dans le même courant –, on pouvait s’attendre à un report de voix plus massif en sa faveur.

Avec plus des deux tiers des sympathisants socialistes derrière elle (68%), Ségolène Royal écrase donc littéralement ses deux derniers concurrents, Laurent Fabius ne dépassant même pas les 10% (9%). Certes, il faut toujours souligner les différences notables qui peuvent exister entre l’opinion des sympathisants socialistes et celle des militants appelés à voter. Mais avec l’appui de la direction du parti, celui de près d’une cinquantaine de fédérations – contre une trentaine à ses deux rivaux – et sans doute celui de la grande majorité des nouveaux adhérents, rares sont les observateurs à douter de sa victoire.

Désormais, le seul enjeu véritable semble être plutôt sa capacité à gagner dès le premier tour. Et au regard des conditions et des rapports de forces actuels, on peut dire que sa mise en ballottage constituerait déjà un succès pour Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius…

L’EVOLUTION DES INTENTIONS DE VOTE AU 1er TOUR

- sympathisants socialistes -

Question : Et parmi les personnalités suivantes, quelle est celle pour laquelle il y aurait le plus de chances que vous votiez ?

Cliquez ici pour voir le graphique

Fiche Technique :

Sondage IPSOS pour Le Point réalisé par téléphone les 29 et 30 septembre 2006. L’enquête a été réalisée auprès de 245 sympathisants du Parti socialiste issu d’un échantillon national représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus comprenant 956 personnes.

Plus d’infos

Baromètre des primaires au PS : Ségolène Royal accroît son avance (IPSOS/Le Point – 4 octobre 2006)

Les secrets d’ un hold-up (Le Point – 5 octobre 206)

Le baromètre des primaires présidentielles au Parti socialiste (Election-presidentielle.fr – 14 septembre 2006)

[tags]IPSOS, Parti Socialiste, Lionel Jopin, Ségolène Royal, Jack Lang, François Hollande, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn[/tags]

François Kraus  (195 Posts)

Chef de groupe au Département Opinion et Stratégies d’entreprise chez Ifop. Ancien élève de la Sorbonne (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et de l’I.E.P. de Paris (Ecole doctorale), il a reçu le prix de la Fondation Jean Jaurès 2001 et a participé au groupe histoire de la revue Esprit. Il a collaboré à Expression-publique.


Catégories: Sondages

2 Responses to "Baromètre Ipsos/Le Point des primaires socialistes : Royal empoche la mise"

  1. BEZ dit :

    Je ne comprends toujours pas l’avance de Ségolène Royale, alors qu’elle n’a rien fait avant, rien dit maintenant qui soit vraiment de gauche.
    Son caractère féministe anti-hommes, son irritabilité, si c’est ça le charme et l’efficacité féminine…
    Prenez l’exemple de Marie-Georges Buffet, voilà une femme de gauche sensible!

  2. brice dit :

    Je suis étonné qu’on ne parle jamais de la taille de l’échantillon. Je crois à la compétence des sondeurs, mais je trouve qu’ils ne se foulent pas trop sur le nombre d’interrogations…

    Franchement, je trouve que vu l’importance et l’influence qu’ont les sondages, les échantillons traditionnels de un peu moins de 1000 personnes ce n’est pas suffisant.

    Mais alors là, 245 personnes, pour moi ça vaut vraiment peanuts.