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Les principaux enseignements du premier tour des élections législatives

La majorité présidentielle victorieuse. L’UMP et ses candidats ont pleinement bénéficié de la dynamique électorale qui a porté Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Les premiers pas du chef de l’Etat ayant été plutôt appréciés des Français, c’est en toute logique que Nicolas Sarkozy devrait disposer d’une confortable majorité de députés à l’Assemblée Nationale pour mettre en œuvre son programme présidentiel.

Le Parti socialiste en situation délicate. Avec 27,8% des suffrages exprimés, la formation dirigée par François Hollande obtient un score inférieur à celui qui était le sien en 2002, année électorale pourtant difficile pour le PS. Ce résultat s’explique notamment par forte une démobilisation des électeurs de gauche, sans doute résignés par la nécessité de porter à l’Assemblée Nationale une majorité politique favorable au Président de la République.

La déroute du Front National. Avec moins de 5% des suffrages, la formation dirigée par Jean-Marie Le Pen obtient son plus mauvais score aux élections législatives depuis sa percée de 1986 (10%). Faut-il conclure à la mort de l’extrême droite française ? La prudence s’impose : la victoire de l’UMP oblige Nicolas Sarkozy et François Fillon à mettre en œuvre les réformes – et la rupture – annoncées et à les réussir. Dans le cas contraire, tout renoncement, tout échec pourrait renforcer une extrême droite prête à profiter de la moindre faiblesse de la majorité présidentielle.
Une bouffée d’oxygène pour le Parti Communiste. Avec 4,4% des suffrages exprimés, le Parti Communiste devance l’extrême gauche (3,5%) et améliore le socre obtenu par Marie-George Buffet au premier tour de l’élection présidentielle. Ce résultat doit toutefois être nuancé : la relative bonne tenue du PC s’explique essentiellement par la bonne implantation locale de ses députés sortants, et non par une dynamique électorale autour d’une étiquette politique.

Le MoDem en perdition. Avec moins de 8% des suffrages, le Mouvement Démocrate devrait disposer de moins de 5 élus à l’Assemblée Nationale, obligeant son leader à une traversée du désert dont il n’est pas certain qu’il sorte indemne dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012.

 

Yves-Marie Cann  (195 Posts)


Catégories: Analyses & chroniques, Elections (France)

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