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La sociologie des électorats : Nicolas Sarkozy

Résultats présidentielle 2007

L’institut IPSOS a réalisé le jour de l’élection une enquête électorale pour aider à mieux comprendre les résultats du vote de dimanche. Cette enquête a été réalisée par téléphone auprès de 3397 personnes inscrites sur les listes électorales.

Arrivé en tête avec 31,1% des suffrages, Nicolas Sarkozy a su emporter l’adhésion d’une proporition non négligeable d’électeurs, atteignant un score jamais atteint par Jacques Chirac au premier tour d’une élection présidentielle (1981, 1988, 1995 et 2002).

La « performance » de Nicolas Sarkozy frappe par sa relative homogénéité au sein de l’électorat, avec un score systématiquement supérieur à 20% (exception faite des salariés du secteur public et des chômeurs : 18% et 19%) voire fréquemment proche de sa moyenne nationale.

Des zones de force existent toutefois et renvoient fréquemment aux catégories d’électeurs traditionnellement favorables à la droite. Il s’agit notamment des électeurs situés au sommet de la pyramide des âges : 41% des électeurs âgés de 60 à 69 ans et 46% de ceux de plus de 70% ont voté pour lui.

Nicolas Sarkozy a également pu compter sur le soutien de nombreux agriculteurs (36%) et d’artisans et/ou commerçants (44%), cette dernière catégorie constituant une zone de force potentielle pour Jean-Marie Le Pen, que ce dernier n’a pas su conquérir. Notons également que si 32% des salariés travaillant dans une entreprise privée ont voté pour l’ancien Ministre de l’Intérieur, seuls 18% de ceux du public (fonctionnaires et entreprisers publiques) ont déposé dans l’urne un bulletin en sa faveur.

Enfin, Nicolas Sarkozy doit aussi son score à sa capacité à rassembler dès le premier tour sa famille politique, voire à capter de nombreux suffrages en dehors de celle-ci. Ainsi, il a pu compter sur le soutien massif des électeurs se déclarant proches de l’UMP (80%) et sur celui d’une proportion non négligeable de sympathisants de l’UDF (19%) et du Front National (15%).

Au total, le candidat de l’UMP a rassemblé sur son nom 63% des électeurs de droite dès le premier tour.

 

Yves-Marie Cann  (195 Posts)


Catégories: Analyses, Sondages

107 Responses to "La sociologie des électorats : Nicolas Sarkozy"

  1. wyny dit :

    Hum, il ne me semble pas que ségo ait parlé de soutenir des parasites en donnant de l’argent sans regarder. Au contraire, si elle ne veut pas parler directement de sanctions, elle dit qu’il ne faut pas laisser les abus continuer et pousser les gens au travail. Toutefois il semble normal de ne pas obliger les gens à prendre un trvail qui ne leur convient pas.
    Je connais quelques personnes qui sont ou ont été au chômage. L’une d’elle, avec une formation en comptabilité s’est vu proposer un poste de… boulanger !! Et si cette proposition extravagante n’est pas la règle, heureusement, des propositions sans rapport avec les qualifications ou géographiquement très éloignées ne sont pas très rares. Supprimer des aides à cause de trois refus pour des propositions de ce genre n’est pas une bonne idée.
    Ségo propose de revoir les dépenses pour ne faire des dépenses intelligentes et rentables. Cela n’a rien d’un gauchisme ras de plafond.

  2. Patrick Bellenger dit :

    Et bien justement moi j’adhère en très grande partie à ses idées sur le plan économique et j’ai entendu en cherchant à comprendre, à interroger et en tentant de peser le pour et le contre pour le reste. Non je l’affirme Nicolas n’est pas le « droitiste sans coeur » que l’on cherche à nous dépeindre. Il dit les choses certes cruement, mais sincèrement pensez vous qu’il ait réellement tord dans son analyse?
    Moi je vis dans une agglomération ouvrière pas très riche, ou beaucoup se débrouillent comme ils le peuvent pour faire vivre leur famille, malgrès les dixaines de millions dépensés par la majorité socialiste locale pour (lol) réparer une ruine qui sera « Le Grand Oeuvre » du pti chef local…Mais parallèlement à celà je connais aussi beaucoup de personnes rémunérées sur la base des minimas sociaux, qui ne bossent pas depuis des années…et qui n’en ont pas tres envie.
    Alors que croyez vous ? Qu’il soit inutile à la fois de les inciter à reprendre une vie « plus normale », tout en les encourageant financièrement ?
    Si tel est votre posisition, je vous invite à vous cotiser et a les prendre en charge directement, les fonds de l’Etat (les votres), n’en peuvent plus d’une telle situation.

  3. wyny dit :

    Mouai, je reste convaincue que voter sarko juste pour faire bouger les choses (et je pense qu’elles ne seront pas complètement paralysées avec ségo) est impossible comme raisonnement si l’on n’aime pas ses idées… Mais là, c’est une question de choix personnel. :)

  4. Patrick Bellenger dit :

    Lol wyny, le débat sert justement à présenter, à argumenter et à affiner ses idées et choix, mais soyons clairs également, une mandature sert avant tout à faire avancer le pays et là il faut une majorité parlementaire pour pouvoir réellement faire avancer les choses, à moins d’opter pour une démocratie de type 49.3 justement décriée par tous.
    Alors oui le ou la candidate sera élue pour gouverner et pas pour débattre pendant 5 ans, on n’a plus le temps « de faire des réunions pour en parler », il faut faire et vite.

  5. wyny dit :

    euh, je voulais dire une majorité instable

  6. wyny dit :

    Moi je trouvais cette idée de débat retransmis pas terrible (et j’en suis maintenant convaincu après avoir entendu ce simulacre de débat), et il est clair que si ségo passe, elle aura peut-être une majorité peu stable.
    Mais en effet, les candidats retenus pour le second tour peuvent parler avec qui ils veulent, du moment que les médias leur accordent le même temps chacun, et Bayrou n’est PLUS candidat, donc ce n’est pas un débat entre deux candidats.
    D’autre part, appeler à voter sarko sous prétexte que rassembler LCR ou PC avec l’UDF ferait une majorité stable est un argument moyen. Alors comme ça il ne faut voter que pour le candidat qui aura la possibilité de faire passer ses idées et projets sans problème, quelles que soient les dites opinions ? Pas très démocratique dans ce cas.
    C’est justement en se battant pour ses idées qu’on parvient à les faire passer, et non pas en abandonnant sous prétexte qu’il va falloir batailler un peu.

  7. Patrick Bellenger dit :

    Kappax…à deux citoyens..non bien sur, mais à deux candidats, c’est autre chose. Il y a une règle démocratique votée et applicable à tous, vouloir la contourner est en l’espèce une démonstration nette de la considération que certains portent à nos Institutions.
    Quant à Bayrou, il ne fait plus partie du débat, ses électeurs ont le choix en la matière entre deux candidats désignés par la peuple, il n’a donc pas à s’immicer dans le débat public, du moins pas en ce qui concerne la « publicité » faite au débat.
    Par contre rien n’empeche Ségolène et Bayrou d’organiser des meetings communs, mais curieusement ils ne le font pas, pourquoi ? Peur de la réaction des militants et du public ?
    D’autre part ces débats publics et télévisuels auraient pu etre organisés au premier tour, vous savez quand Ségolène taxait le programme de Bayrou d’escroquerie.

  8. kappax dit :

    Patrick, le code électoral n’interdit pas à 2 citoyens de discuter ensemble et d’échanger des idée!
    C’est le CSA qui est garant de l’égalité du temps de parole!
    Si je dis que le CSA est nommé par le pouvoir, tu vas encore dire que je pousse le bouchon trop loin.
    Alors quel est ton avis sur les 100 mn transformées en 2h30 de promotion offert à Sarko sur la 2 juste, mais est-ce un hasard, juste la veille du départ de la campagne et du décompte du temps de parole?

  9. Patrick Bellenger dit :

    Ben voyons Boyan… je me tiens a ta disposition si tu le souhaites, pour t’organiser un petit rendez-vous avec certaines victimes de ces multi-récidivistes…tu leur expliqueras que l’avenir d’un coupable vaut mieux que la sécurité des victimes…on verra bien leur réaction!
    De plus je te rappelle que il est surtout question d’une peine plancher pour les multi récidivistes et non de ce que tu écris.

  10. Boyan dit :

    Sur la question de la vision des libertés civiles par le candidat UMP:

    Un projet de loi se prépare, qui est d’obliger les fournisseurs d’accés à internet à conserver toutes leurs données pendant 1 à 3 ans. Et ensuite de le les déclarer accessibles aux forces de l’Éxécutif sans mandat d’un juge : sans le contrôle du Judiciaire.
    Ce projet entre en contradiction avec le principe de la séparation des pouvoirs.

    Un autre projet de loi du candidat (trés) de droite, prévoit le durcissement des peines (c’est-à-dire jusqu’au maximum prévu) pour les tri-récidivistes.
    Cette loi entre en contradiction avec le principe d’une justice personnalisée, proportionnée au délit et qui tient compte de l’histoire de la personne.
    Cette justice « fast-food » accroîtrait la population carcérale et par un retour de manivelle (formation des criminels en milieu carcéral) durcirait la criminalité.