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Royal-Bayrou : le « dialogue » utile

Résultats présidentielle 2007

On l’a attendu, il est enfin arrivé. Le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou a eu lieu, samedi 28 avril, à l’hôtel Westin à Paris. La rencontre publique et diffusée par les quelques médias encore « libres » a permis de confronter directement les convergences et les divergences entre les deux candidats : l’une qualifiée pour le second tour de l’élection présidentielle, l’autre devenu incontournable dans ce même débat public.

Ecoutant BFM TV, chaîne de la TNT diffusant en partenariat le débat avec la radio RMC et le quotidien Le Parisien, j’attends avec impatience ce débat, qui est avant tout un « dialogue » pour les deux duettistes consentants. Ce dialogue semble aussi approuver par les journalistes présents : Jean-Jacques Bourdin (RMC), Olivier Mazerolle et Ruth Elkrieff (BFM TV) et Dominique de Montvalon (Le Parisien). Avec dix minutes de retard, Ségolène Royal et François Bayrou se sont serrés la main poliment, sans plus de chaleur, devant le pool des photographes. Puis, l’un et l’autre s’installent face-à-face devant une table blanche commune, mais le regard tourné vers les journalistes. Les logos des médias partenaires, surplombant les deux politiques, donnent une étrange impression de rendez-vous sportif avec les marques publicitaires en arrière-plan. Mais c’est le fond du dialogue, qui va vite reprendre le dessus.

Les 80 minutes du débat sont consacrées à quatre thèmes : les institutions, l’Europe, l’économie et la société. Le premier thème abordé voit avant tout l’approbation des deux intervenants sur l’ouverture de ce débat, à plusieurs fois reportés pour les raisons que l’on sait. Ségolène Royal démarre en trombe avec la définition de sa « démocratie participative« , ossature centrale de son pacte présidentiel. Celle-ci lui permet de justifier son adhésion au thème préféré de François Bayrou de dépasser les luttes stériles « bloc contre bloc« . Ségolène Royal contredit, dès lors, l’argumentaire de ses quelques partisans, qui justifiaient encore par voie de presse ou sur Internet, le nécessaire clivage gauche-droite. Ségolène Royal semble sur la défensive, le ton de voix toujours monocorde et didactique. La candidate socialiste synthétise l’ensemble de ses réformes institutionnelles, mais elle est aussitôt reprise par François Bayrou. Celui-ci ajoute aux réformes de la candidate le besoin de « pluralisme » au sein du Parlement. Il y ajoute l’obligation des élus de siéger au moment de discuter et de voter les projets de loi, renforçant ainsi la première proposition de Ségolène Royal du non-cumul des mandats. François Bayrou souhaite également que le pouvoir en place ne puisse plus imposer de toute sa masse, en complicité avec un Parlement « croupion », des réformes inefficaces et impopulaires comme le CPE et les 35 heures.

Ségolène Royal et François Bayrou se rejoignent ensuite pour une indépendance de la Justice, pour une obligation du dialogue avec les partenaires sociaux avant toute réforme sociale et pour la suppression de l’article 49.3 de la Constitution, qui permet au gouvernement de passer en force un projet de loi, au mépris du Parlement. François Bayrou veut mettre fin au régime semi-présidentiel, devenu inefficace, ainsi qu’au verrouillage du débat politique par les grands médias, aux ordres de quelques hommes politiques puissants. François Bayrou parvient même à détendre l’atmospère, en faisant admettre à Jean-Jacques Bourdin que ce dernier avait fait l’objet de quelques « tentatives de pressions » de la part d’un personnage dont le nom ne sera pas cité. Le journaliste admet ce fait, sous les éclats des rires de la salle. Ségolène Royal approuve également l’anti-concentration des grands groupes médiatiques et trouve une nouvelle convergence avec François Bayrou, pour condamner l’inopportunité des indemnités adoptées pour les députés battus et issus du secteur privé. La candidate récuse, néanmoins, le fait que le Parti Socialiste ait adopté avec l’UMP ces indemnités, alors que François Bayrou lui rétorque le contraire. Elle conclue en attaquant François Fillon, dont la loi sur la réforme des retraites n’a pas pris en compte le régime spécial dont bénéficient les parlementaires comme lui.

Vient ensuite l’Europe. Les deux politiques sont d’accord pour analyser le rejet français du projet de Traité Constitutionnel Européen (TCE) : pour François Bayrou, les Français y ont vu un texte illisible, qui cachait un « piège« . Ségolène Royal y a plutôt vu le rejet des couches populaires et des jeunes, tous inquiets du chômage de masse et des délocalisations. François Bayrou veut une Europe forte et volontaire sur les grands thèmes (emploi, environnement, défense, etc.), alors que Ségolène Royal veut une Europe, qui puisse « reconstruire la confiance« . Or, de cet accord vient aussi un désaccord : le salaire minimum européen. La candidate socialiste défend ce projet, tout en admettant qu’elle devra l’expliquer aux partenaires européens pour le faire adopter. François Bayrou ne voit pas, au contraire, la fiabilité d’une telle mesure pour laquelle, Ségolène Royal ne peut donner un niveau fixe. Mais elle soutient ce salaire minimum européen pour lutter contre le chômage et les délocalisations, à la source du rejet du traité européen.

La querelle sur le rôle de la Banque Centrale Européenne (BCE) conduit aussi les deux politiques à clarifier leurs propos. Ségolène Royal considère que la BCE est un outil de l’économie européenne, qui ne peut être laissé à lui-même. Elle souhaite que la volonté politique reprenne le dessus. François Bayrou ne tient en aucun cas à ce que le doigt soit pointé sur la BCE, qui permet encore de conserver un euro fort, évitant ainsi une inflation incontrôlée sur l’économie française. Renvoyant l’UMP et le PS dos à dos, François Bayrou prend l’exemple de l’Allemagne pour démontrer qu’un pays, ayant la même monnaie que la France, peut relever de façon dynamique son économie sans avoir à toucher à l’euro, encore moins à critiquer le fonctionnement de la BCE. Estimant enfin que les nouveaux pays européens ont aussi le droit au développement de leur économie, François Bayrou condamne les délocalisations sauvages en direction de la Chine, dont la faiblesse de la monnaie lui autorise une concurrence sans pareille et une croissance constamment insatiable. En conclusion de ce thème, la Turquie est à peine abordée dans les questions des journalistes et elle n’est pas approfondie faute de temps.

Les premiers désaccords sont survenus sur les aspects économiques de l’Europe. Ils vont quelque peu s’approfondir sur la troisième thématique, l’économie nationale. François Bayrou refuse le « dogme » économique de Ségolène Royal, fait d’étatisme permanent sans possibilité de résorber une dette déjà abyssale. Il reprend à nouveau l’exemple allemand pour la création de richesses et d’emplois. Ségolène Royal en profite pour une mise au point sur l’Europe, souhaitant un « Plan Marshall » pour les nouveaux Etats membres. Et si le candidat centriste prend l’Allemagne comme modèle, Ségolène Royal soutient le modèle suédois, dans le cadre de la défense des services publics. Or, François Bayrou ne comprend pas que Ségolène Royal puisse à la fois défendre le dialogue social et vouloir que l’Etat garantisse seul une « sécurité sociale« . Si l’Etat intervient, c’est « régressif » pour le candidat centriste. Ségolène Royal estime, au contraire, que les partenaires sociaux ne seront jamais écartés et que les régions seront associées dans les aides économiques aux entreprises, qui en auront le plus besoin. La candidate socialiste croit aux dépenses utiles, c’est-à-dire « actives » pour des domaines essentiels (éducation, recherche, environnement, etc.). François Bayrou voit cependant avec le partenariat des régions une présence permanente de l’Etat avec ses collectivités, ce qui ne lui convient pas. Cette divergence de fond se perpétue sur la question des cautions et des dépôts de garantie, sachant que les recettes pour ces nouvelles dépenses publiques font toujours défaut.

Le débat se poursuit de façon courtoise et constructive. François Bayrou attaque le sujet des 35 heures. Ayant connu « deux Ségolène Royal« , l’une regrettant cette réforme lors des primaires socialistes, l’autre voulant les généraliser depuis son investiture, il refuse fermement que les 35 heures soient imposées aux très petites et moyennes entreprises. Sans démentir les propos du candidat centriste, Ségolène Royal confirme que les 35 heures constituent un « mouvement dans le progrès de l’humanité« , notamment dans la meilleure répartition du travail. Selon elle, les 35 heures seront toujours efficaces avec des salariés bien formés et motivés. Elle y voit du « gagnant-gagnant » pour le progrès économique des entreprises et le progrès social des salariés. François Bayrou lui reconnaît bien volontiers que, dans certaines entreprises, les 35 heures ont permis de créer un nouvel équilibre bénéfique pour « des entreprises et des familles« . Mais il ne peut pas accepter l’imposition d’une généralisation des 35 heures à toutes les entreprises, sans exception. La sauvegarde des libertés des TPE/PME est primordiale à ses yeux.

La réforme des régimes des retraites, sujet très abordé durant cette présidentielle, n’échappe pas aux deux politiques. François Bayrou sait pertinemment que l’on ne pourra pas revenir sur la réforme des retraites entamée par François Fillon. Ségolène Royal veut revenir sur cette loi, estimant qu’elle a accru les inégalités, en particulier pour les femmes qui constituent plus de « 80% des travailleurs pauvres« . François Bayrou souhaite une nouvelle loi, qui met à plat l’ensemble des régimes des retraites, y compris les régimes spéciaux de la fonction publique. Il veut prendre en compte la « pénibilité du travail » pour les retraités du secteur privé. Ségolène Royal soutient le relèvement des pensions et des petites pensions à hauteur de 5%. François Bayrou ironise sur cette hausse, qu’il estime ridicule en prenant pour exemple la médiocre pension de sa propre mère, retraitée agricole : sur 700 euros, une hausse de 5% reviendrait à verser un euro de plus aux retraités. François Bayrou veut donc aller plus loin que le relèvement de 5%, mais il est d’accord avec Ségolène Royal pour faire de cette dépense sociale une priorité. La candidate socialiste nuance cependant cette priorité des retraites, en rappellant le besoin de revaloriser le SMIC et les autres minima sociaux. François Bayrou maintient que l’amélioration des petites retraites est une priorité nationale.

Le dialogue entre les deux politiques vient à son terme avec les questions sociétales. Sur la présence de la police et des services publics dans les banlieues déshéritées, Ségolène Royal veut rétablir une police de proximité pour lutter contre la « fracture républicaine« . Elle souhaite des Etats Généraux des services publics, mais soutient la proposition de François Bayrou de garantir des commissariats ouverts 24h/24 dans les banlieues. François Bayrou souhaite aussi une « police fidélisée » et refuse les interventions de « l’Etat coup de poing« . Il défend un gros travail de prévention et veut donner une alternative, dès sa première condamnation, au « primo délinquant« , afin de lui éviter la prison, source de maux irréparables pour les jeunes détenus (drogues, violences, troubles psychiques, etc.). Les deux candidats sont aussi d’accord pour ne pas faire peser sur les familles des primo délinquants des privations supplémentaires de revenus. François Bayrou estime que sanctionner les familles de primo délinquants, souvent constituées de femmes seules avec leurs adolescents, conduirait à sanctionner l’avenir de tous les membres de ces familles. Ségolène Royal préfère une « mise sous tutelle des allocations familiales« , afin que celles-ci servent bien à nourrir et élever les enfants. François Bayrou est d’accord pour qu’une logique de soutien et de responsabilité parentales soit assurée. Il ne faut pas, au final, « disqualifier les parents » pour François Bayrou, mais cela nécessite à ses yeux un énorme travail qui impliquera un dépassement du clivage gauche-droite. Ségolène Royal le rejoint sur ce point de vue.

La réforme de la carte scolaire est ensuite entamée par François Bayrou, qui estime que l’égalité des chances doit demeurer un idéal à atteindre. Il s’oppose donc à ce projet, soutenu par l’UMP et le PS. Ségolène Royal justifie cette réforme pour mettre en application une « égalité réelle« , en vue de tester la mixité sociale et identifier les établissements à problème, qui nécessiteront ensuite des aides plus importantes. Elle veut aussi que les étudiants puissent donner des cours de soutien scolaire, à côté de leurs études, tout en ayant la possibilité de valoriser ce soutien dans leurs unités d’enseignement. Puis vient la question du durcissement des conditions du regroupement familial par Nicolas Sarkozy. François Bayrou n’apprécie pas ce durcissement, qui isole encore plus des individus résidant sur le sol français. Il rappelle que le regroupement familial est déjà suffisamment difficile à réaliser et le durcir ne serait que plus inhumain. Mais les deux politiques enchaînent aussitôt sur l’énergie et l’environnement. Ségolène Royal veut que la décision de mettre en place le réacteur pressurisé européen (l’EPR, European Pressurized Reactor) et de nouveaux parcs nucléaires soit désormais soumise à l’opinion publique. François Bayrou, se voulant réaliste avec les critères de Kyoto à atteindre, souhaite conserver l’énergie nucléaire, tout en voulant la promotion des énergies renouvelables. Il condamne de son côté la décision prise par le gouvernement de construire l’EPR sans qu’aucun débat public réel n’ait eu lieu.

Ségolène Royal et François Bayrou se voient poser une dernière question : l’intérêt du drapeau national. François Bayrou sourit à cette évocation et reconnaît ne pas comprendre un tel besoin de réaffirmer un « signe extérieur » de la France. Il évoque ainsi, dans ses Pyrénées natales, que quelques habitants de chez lui ressentent le besoin de dresser le drapeau tricolore sur leur toit, chaque jour. « Ce sont souvent d’anciens militaires ! » dit-il, ce qui fait rire la salle et Ségolène Royal en premier lieu. Mais le candidat centriste, dans une salle redevenue silencieuse et respectueuse, estime que la France doit se ressentir « par ses valeurs, par son intérieur« , même si chaque Français peut faire preuve de sa fierté nationale à sa façon. Ségolène Royale, sans s’opposer aux propos de François Bayrou, justifie son intérêt pour le drapeau tricolore, en voulant récupérer ce symbole national pris en otage par l’extrême-droite. Elle explique aussi que ce sont des jeunes de banlieues, qui lui auraient demander de faire jouer plus souvent La Marseillaise à la fin de ses meetings, démontrant ainsi que la jeunesse aime aussi les signes français.

Les journalistes remercient les deux politiques et concluent, en leur demandant si on peut envisager de les faire vivre ensemble. « Oh, j’ai cru que vous parliez d’autre chose, j’ai eu très peur !« , dit en riant François Bayrou. La salle éclate encore de rire et Ségolène Royal, très souriante, convient qu’elle a en face d’elle un « François« , mais qui n’est pas le sien… Mais en dehors de cette cordialité bienvenue, les deux candidats ont approuvé l’excellente tenue de ce débat, qui à leurs yeux participent à la modernisation de la vie politique française. Ils sont tous les deux d’accord pour faire « un bout de chemin ensemble et discuter« . François Bayrou attend maintenant le débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, afin que les citoyens puissent continuer à se forger leur opinion. Il veut le débat et rejette la « guerre civile » que constitue l’obligation de faire des allégeances à des camps opposés. François Bayrou confirme sa volonté de diversifier le choix des Français et de créer trois pôles politiques. Il rappelle que le nouveau président de la République devra composer avec l’ensemble du pays et devra en finir avec « le choc entre deux candidats et deux partis« . En regardant Ségolène Royal, il affirme avec force : « Nous sommes tous co-responsables du pays« .

Ségolène Royal et François Bayrou achèvent ce dialogue politique par une nouvelle poignée de main, cette fois-ci beaucoup plus chaleureuse. Ni l’une, ni l’autre n’ont voulu parler de ralliement. Là n’était pas la question, bien au contraire. La salle applaudit la fin de ce débat médiatisé et les lieutenants des deux candidats, Marielle de Sarnez et Jean-Marie Cavada pour François Bayrou, Julien Dray et Jack Lang pour Ségolène Royal, semblent reprendre leurs esprits après cette étonnante prestation, qui semblait encore improbable malgré les multiples pressions. Le sentiment général est que le dialogue a été très utile pour le débat démocratique. Aura-t-il des conséquences sur les intentions de vote des Français pour le second tour de la présidentielle, le 6 mai prochain ? Si Nicolas Sarkozy n’accepte pas de débattre ensuite avec François Bayrou, Ségolène Royal semble aujourd’hui avoir gagné du galon pour le second tour et François Bayrou de la stature d’homme d’Etat. La balle est maintenant dans le camp de l’UMP…

OG.

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Catégories: Chroniques

15 Responses to "Royal-Bayrou : le « dialogue » utile"

  1. GTI dit :

    N’oubliez pas que Mme royal est toujours entouré par les éléphants du P.S. même si ils ont été relativement discrets, ils referont vite surface… et les éléphants ça trompent énormément.
    Donc je n’ai aucune confiance en elle. Bayrou à la tête du pays OUI, mais Mme Royal, je crains le pire, pour la suite…

  2. ???? dit :

    non mais faut arrêter !!!!! on peut en dire de même pour M. Sarkozy (souvenir qu’avant le premier tour, il disait ne pas vouloir de ministres autre que de son parti si il était élu alors que là, il se ravise ; une petite visite à M. Bush pour s’excuser de la démarche de M. Chirac pour son refus de faire la guerre, coup de couteau en plein dans le dos de sa « famille » comme il le dit si bien….) c’était juste quelques exemples pour dire que chacun fait sa campagne, chacun à ses torts. tu parles de « girouette », je pourrais te répondre remise en question et ouverture d’esprits.

  3. wyny dit :

    Je n’ai pas le Larousse, désolée, mais moi, je vois écrit dans mon Hachette (2007) : « très vil, bas », dans une première définition…. ça ne me choque donc pas… Manque de sang froid ?? Euh… revoir la définition du « manque de sang froid » dans le dictionnaire… :)
    Quand aux changements d’avis, il ne me semble pas qu’il y ait eu de cas graves (désolée, mais cet exemple sur les avions israëliens, je ne vois pas de quoi monter sur ses grands chevaux…
    Moi je suis beaucoup plus choquée par quelqu’un qui essaie de ratisser tellement large qu’il arrive à promettre moins d’immigrés et à se présenter comme l’amis de ceux-ci en allant sur les chantiers ou autres, ou à se prétendre l’ami des travailleurs (de « ceux qui se lèvent tôt ») et à s’arranger pour que leurs conditions de travail deviennent plus précaires (champ libre aux patrons pour faire bosser plus pour garder son travail, frais de santé augmentés, dégradation de la protection des risques du travail (sécu)…)

    Pour en revenir au débat, même si je suis pour ségo, je suis d’accord avec ceux qui disent que c’était lamentable : on n’a rien appris de nouveau. Tout ce qu’on a vu, c’était Bayrou qui se faisait mousser en confirmant globalement qu’il est un mec de droite.
    Juste un truc : je n’ai pas écouté le débat, il a réellement donner cet exemple de hausse de retraite de 5% ? Parce que 700 euros plus 5%, chez moi ça fait 735 euros et non pas 701…

  4. GRESSE dit :

    Girouette ! Par courtoisie, je n`avais jamais employé ce mot pour définir ce que beaucoup d`entre nous ressentent en se rappelant quelques réactions de SR au cours de la campagne.En voici les plus marquées : Durant sa visite en Moyen Orient,devant les troupes françaises, elle trouve inadmissible que les avions isrëliens piquent et fassent du rase-mottes, au risque de recevoir quelques roquettes et de provoquer un grave incident internationnal. Deux jours plus tard, en Israël, elle admet que ces avions doivent  » s`entraîner ». Que dire de son attitude avec les députés du Hammas? Le meilleur, si j`ose dire, c`est en CHINE dont elle trouve la justice plus rapide que la notre..Quant au sang-froid dont tout chef d`état doit être amplement pourvu, le plus bel exemple est sa réaction pour le moins intempestive,lorsqu`elle a appris le projet de ministère de l`Identité et de l`Immigrstion annoncé par NS :C`est IGNOBLE!.Par curiosité recherchez dans le Larousse, la signification exacte de ce mot. STOP ! J`en ai assez dit..

  5. C’est d’autant plus logique que M. Bayrou n’est plus le représentant de l’UDF, il est désormais, grace ou malgrès lui, le représentant d’une forme nouvelle de contestation.

    « 45% des électeurs Bayrou revendiquent un vote contestataire » – Sondage des internautes sur http://www.ExtremeCentre.fr