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Interview de Frédéric Dabi (Ifop)

Frédéric Dabi, Directeur du Département d’Opinion publique de l’Ifop analyse pour www.election-presidentielle.fr l’environnement pré-électoral à douze mois de l’échéance présidentielle et revient notamment sur la dernière enquête d’intentions de vote réalisées par son institut.

Election-presidentielle.fr : Les enquêtes d’intentions de vote se multiplient ces dernières semaines. Quel crédit accorder à ces premiers résultats ? Ont-ils une valeur prédictive ?

Frédéric Dabi : Ces enquêtes pré-électorales n’ont bien sûr aucune valeur prédictive. Elles constituent néanmoins un instrument précieux de connaissance du rapport de force politique à un an du scrutin présidentiel d’avril 2007. Par connaissance du rapport de force, il faut comprendre aussi bien la traditionnelle mesure du poids électoral gauche -droite mais également la connaissance du rapport des forces au sein de chacun de ces deux blocs de l’échiquier politique.

Selon les dernières études publiées, notamment la dernière enquête d’intentions de vote réalisée par l’Ifop, Nicolas Sarkozy à droite et Ségolène Royal à gauche dominent nettement au sien de leur camp respectif. A un an du scrutin, quelles sont les spécificités de leurs soutiens au sein de l’électorat ?

Frédéric Dabi : Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal obtiennent à eux deux plus de 60% des intentions quand les deux candidats qualifiés au second tour en 2002 atteignaient à peine 36%. Bien sûr, l’avancée dans la pré-campagne d’une part, l’augmentation de l’offre électorale d’autre part ne manqueront pas de conduire à une érosion de leurs scores actuels. Toutefois, on est frappé à l’analyse de cette enquête par la capacité « attrape tout » de ces deux candidatures : Nicolas Sarkozy mord au FN et séduit des électeurs centristes. C’est par ailleurs dans la configuration d’une candidature Ségolène Royal que « les candidats de la gauche de la gauche » recueillent leurs intentions de vote les plus basses.

A droite, Dominique de Villepin, présenté par certains observateurs politiques comme un concurrent crédible face à Nicolas Sarkozy, paraît très affaibli. Peut-il encore remonter la pente ou son avenir présidentiel est-il compromis ?

Frédéric Dabi : La crise du CPE a constitué à bien des égards un acte lourd dans la carrière politique. Jamais un Premier ministre – Alain Juppé compris- n’avait connu un effondrement aussi rapide de sa popularité (-28 points de février à avril) avec en outre une chute vertigineuse dans son propre camp (- 26 de mars à avril chez les sympathisants de l’UMP). Dans ces conditions, un rétablissement de l’image et de la crédibilité présidentielle de Dominique de Villepin apparaît très peu probable, d’autant plus que dans le même temps le Président de l’UMP a marqué des points et rendu incontournable sa présence le 15 ou le 22 avril 2007.

Yves-Marie Cann  (195 Posts)


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2 Responses to "Interview de Frédéric Dabi (Ifop)"

  1. Makat' dit :

    Moi je trouve que tout ce que tu dis, c’est de la balle ! Chan-mé mon Fredo.

    Je t’aime à mes parents,

    Makat’

  2. Makat' dit :

    Moi je trouve que tout ce que tu dis, c’est de la balle ! Chan-mé mon Fredo.

    Je t’aime à mes parents,

    Makat’