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Enquête post-élection présidentielle : premiers résultats

Election-presidentielle.fr, en association avec le site Science-politique.fr, a réalisé du 6 au 14 mai 2007 une enquête post-électorale auprès de 1466 internautes inscrits sur les listes électorales.

Les données collectées grâce à cette étude inédite feront l’objet d’une analyse approfondie dont les résultats seront rendus publics dans quelques mois. En attendant et pour faire patienter les plus pressés, nous vous présentons ci-après de premiers résultats en menant une comparaison des électorats respectifs de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle.

Nicolas Sarkozy : un électorat satisfait de sa situation personnelle et optimiste pour les mois à venir.

Les premières questions de notre enquête portaient sur la situation personnelle des internautes. Comment jugent-ils la vie qu’ils mènent ? Quel regard portent-ils sur leur situation financière ? Premiers éléments de réponse.

Globalement, les électeurs de Nicolas Sarkozy portent un regard nettement plus positif sur leur situation personnelle en comparaison avec celui observé chez ceux de Ségolène Royal. 77% des internautes ayant apporté leur voix au Président de la République élu le 6 mai se déclarent satisfaits de la vie qu’ils mènent actuellement contre 64% de ceux ayant choisi Ségolène Royal, soit un différentiel non négligeable de 13 points. De même, une nette majorité d’électeurs de Nicolas Sarkozy (62%) considère que leur situation financière est restée la même (48%) ou s’est améliorée (14%) au cours des douze derniers mois, contre 51% de ceux ayant voté pour Ségolène Royal, 46% jugeant qu’elle s’est dégradée contre 36% chez Nicolas Sarkozy.

En outre, les électeurs de Nicolas Sarkozy manifestent un optimisme exceptionnellement élevé, sans doute « dopé » par l’issue du scrutin présidentiel : 85% affirment avoir « confiance en l’avenir », soit 40 points de plus que parmi les électeurs de Ségolène Royal (45% d’optimistes). Parallèlement, une proportion quasiment équivalente (86%) pense que « le résultat de l’élection présidentielle permettra d’améliorer les choses en France ».

Dans ce contexte, 43% des internautes ayant porté Nicolas Sarkozy à la présidence de la République anticipent une amélioration de leur situation financière au cours des douze prochain, contre seulement 8% de ceux de Ségolène Royal dont une proportion élevée (48%) s’attend à une détérioration.

Libéralisme culturel versus libéralisme économique.

Une partie relativement conséquente du questionnaire administré lors de cette enquête post-électorale visait à évoluer le degré de libéralismes culturel et économique des participants à l’enquête. Comme attendu, elles permettent de mettre en lumière les lignes de fracture opposant les soutiens aux deux finalistes de l’élection présidentielle.

Les internautes s’étant prononcés en faveur de Ségolène Royal manifestent un libéralisme culturel nettement plus élevé que ceux du Président de la République nouvellement élu. A titre d’exemple, une minorité non négligeable des premiers (40%) se déclare favorables à une éventuelle légalisation de la consommation de cannabis contre seulement 15% dans le camp adverse. De même, les électeurs de Ségolène Royal jugent à 90% que « l’homosexualité est une manière acceptable de vivre sa sexualité » contre 63% de ceux ayant choisi Nicolas Sarkozy. De plus, ces derniers attachent davantage d’importance à l’autorité que ceux de la candidate socialiste : 92% répondent que « l’école devrait avant tout donner le sens de la discipline et de l’effort » contre 47% des internautes ayant voté pour Ségolène Royal.

Enfin, si 74% des électeurs de Nicolas Sarkozy estiment qu’il y a « trop d’immigrés en France » cette opinion n’est partagée que par 14% de ceux de la candidate socialiste. Notons toutefois que les deux électorats s’opposent dans des proportions quasiment équivalentes au financement de la construction de mosquées par l’Etat (respectivement 70% et 78% désapprouvent cette proposition).

Sur le plan économique, les électeurs de Nicolas Sarkozy affichent en revanche un libéralisme élevé : 86% (dont 45% de « tout à fait d’accord ») pensent que « l’Etat devrait donner davantage de liberté aux entreprises » et 69% considèrent que « les chômeurs pourraient trouver du travail s’ils le voulaient vraiment », contre respectivement 34% et 13% des électeurs de Ségolène Royal.

 

Yves-Marie Cann  (195 Posts)


Catégories: Analyses, Enquêtes en ligne

24 Responses to "Enquête post-élection présidentielle : premiers résultats"

  1. martin dit :

    Winy, rien à redire sur ton commentaire : on est en phase.Pour Paqua aussi, globalement.En ce qui concerne la paire de baffes ( je vais finir par passer pour un parent indigne, et on va me dénoncer pour maltraitance !), je suis bien certain que si elle avait été appliquée plus tôt et à bon escient, on n’en serait pas là ou nous en sommes, et je crois qu’hélas, sauf prise de conscience des parents, il est à présent bien tard, ce que confirme Paqua.
    Mais je crois que les enfants savent trés bien jusqu’ou ils peuvent aller avec leurs parents ( ou enseignants ou autre autorité potentielle) je parle des ptits, pas ceux de 14/15 ans, ou, à mon avis il y a plus grand chose à faire, tant le mal est grand.
    Il y a quelques mois, un de mes petits-fils a pris de ma part cette fameuse paires de baffes, assortie d’un coup de pied là ou je pense, du plus bel effet, pour une blague commise en connaissance de cause ( ce n’était pas une erreur !)J’en ai été moi-même malade pendant 3 jours, me demandant, quand même si je n’avais pas éxagéré.Mais, comme par hasard, avec ses parents c’est, parait-il l’enfer, il n’écoute jamais, il n’y a pas moyen de rien lui faire faire, il ne tient pas en place etc…etc… C’est curieux, mais quand il vient chez moi en vacances, il est doux comme un mouton, m’aide dans mon travail, est poli comme pas deux, en un mot adorable.Ses parents ne comprennent pas, et, quand je lui demande, devant eux, que se passe-t’il quand tu fais le zouave, il répond, amusé  » PAPY me donne la raclée  » !!
    Je ne l’ai pas retouché depuis cette histoire, nous sommes les meilleurs amis du monde, et je me dit que, de temps à autre, sa mère et son père devrait méditer cette anecdote.

  2. wyny dit :

    Pour ce qui est de « mettre en exergue » ou non les idées d’effort et de discipline (post 12), ce que je voulais dire, ce n’est pas de les banaliser ou les passer à la trappe, comme des notions banales. Mais bien de les faire apprendre comme les autres (que tu as sité Martin), ni plus ni moins. C’est dans cette conception que je n’aime pas trop la phrase du questionnaire. Je ne suis bien sûr pas contre l’effort et la discipline :)

    Pour ce qui est de l’autorité, du respect et des « paires de baffes » à l’école, je suis aussi globalement d’accord avec chacun de vous. Les respects est une notion très importante que des jeunes n’ont pas. Je dis « des » parce qu’à mon sens, tous les jeunes ne sont pas dans ce cas.
    Je suis d’accord avec toi Martin : si je n’ai pas connu ton époque (peut-être parfois trop sévère, avec trop de distance entre professeurs et élèves, mais c’est autre chose), j’en ai déjà longuement parlé avec mes grand-parents (ma grand-mère adore me raconter ses frasques et ses punitions !!) et je suis moi-même convaincue de l’importance du respect à l’école (j’ai du recevoir une bonne éducation… :) ).
    Ma tante, enseignante en maternelle, m’expliquait qu’avant, le soir, les parents demandaient à leur enfant s’il avait été « bien gentil avec la maitresse ». Maintenant il demande si « la maitresse à été gentille avec lui » !! Personnellement j’ai un grand respect pour mes profs (même certains qui n’ont que quelques années de plus que moi), parce que je les considère comme une « source » de savoir que je voudrais apprendre. Mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Je pense que le problème du respect est donc bien dépendant de l’éducation donnée.

  3. paqua dit :

    Toute sanction – punition – paire de claques n’a de sens et d’efficacité que quand elle fait prendre conscience à un jeune qu’il est sorti des limites autorisées d’un certain cadre éducatif qu’il a reçu.
    Mais quand un jeune grandit sans avoir reçu d’éducation, qu’il ne respecte rien ni personne, pas même ses parents, je crains que la paire de claques n’ait aucun sens à ses yeux et n’ait d’autre effet que de le pousser encore plus loin dans la violence et le rejet de toute loi ou toute institution.

    Certes, certains de nos hommes politiques ou autres personnages publics ne donnent pas dans l’excellence en matière de respect et de civisme. Mais il est facile d’en limiter l’impact sur nos enfants. Car ce n’est pas eux qui, au quotidien, les éduquent!
    Nos jeunes ont autour d’eux bien d’autres personnes dont l’influence est plus importante : parents,amis, voisins, enseignants….
    Il ne tient qu’aux parents de limiter ce qu’ils considèrent comme un mauvais exemple de la part des hommes politiques ou autre pour leurs enfants. J’ai une voisine qui n’arrête pas de rouspéter après la malhonnêteté de certains personnages publics…mais, pour rien au monde, elle et ses enfants n’en rateraient un épisode ! Il y a pourtant un bouton « off » sur sa télé, comme sur la mienne !!!

  4. martin dit :

    Paqua, on est à peu prés d’accord.C’est effectivement un beau métier.Pour la paire de claques, j’espère que tu as compris que je ne suis pas un adepte du tout chatiment corporel, et que, comme de tout, il ne faut abuser de rien.Tout le problème est là, et tu l’as bien résumé.Mais ce n’est pas  » la tête de plus » qui compte. Des grands gaillards, il y en a toujours eu, et il fut une époque ou, grand gaillard ou pas, fallait pas la ramener.Nous avions le respect de l’autorité.Cette autorité étant représentée par ls parents, bien sûr, mais aussi l’instit, le curé ( même si on ne croyait pas forcément), le commerçant du coin, l’agent de police etc..Bref, les adultes.Ce n’est donc pas une histoire de physique, mais bien de respect.Aujourd’hui, tout le monde a ce mot à la bouche, mais bien peu de personnes l’appliquent vraiment.
    Il faut dire que nos hommes politiques, quel que soit leur bord, laissent aux jeunes l’affligeant spectacle que l’on peut voir : invectives, insultes, désinformation, mensonges éhontés, quand ce ne sont pas les plus basses magouilles.Il est bien évident que cela ne force pas le respect.Et je dis que le respect, ce n’est pas une histoire de taille d’individu, mais ce qu’on lui a appris.Tout vient de la.Si tu savais que la paire de baffes que tu estimes devoir donner pouvait être efficace dans la mesure ou elle serait un élément nécessaire au message que tu voudrais faire passer, tu la donnerais, et on ne viendrais pas crever les pneus de ton véhicule.Mais, hélas, maintenant, c’est plus comme ça que ça marche.

  5. paqua dit :

    Et moi donc Martin, tu crois que je n’avais pas envie de m’amuser à l’école quand j’y étais !!! Je n’étais pas la dernière …
    Bien sûr que la plupart des enfants ont plutôt envie de s’amuser et d’en faire le moins possible…
    Reste à savoir jusqu’où on les laisse ne rien faire ??? Si mes parents n’avaient pas été là pour veiller à ce que je ne gâche pas tout, et bien je ne serais jamais allée jusqu’à Bac +5 et je n’exercerais pas aujourd’hui ce métier qui me passionne.
    Tout le monde n’a bien sûr pas envie de faire un métier qui nécessite ce niveau d’étude. Je ne dis donc pas qu’il faut pousser tout le monde à faire ça.
    Ce que je regrette, c’est de voir tous les ans des jeunes, en fin de collège, devoir partir vers une autre orientation que celle qu’ils auraient aimée et pour laquelle ils auraient eu des aptitudes, tout simplement parce que depuis 1 an ou 2 ou 3 ou …plus, ils n’ont pas bossé et ont été laissé faire. Quel gâchis !

    Quand à la paire de claques, je t’accorde que ça pourrait quelquefois être positif pour couper net l’élan d’un jeune qui s’essaie à l’insolence …mais de manière générale, je ne crois pas que ce soit une solution. Et puis, tu sais, quand tu as devant toi un grand gaillard qui fait une tête de plus que toi…lui donner une claque ? J’aurais trop peur d’en prendre une en retour !!! Déjà que les élèves mécontents n’hésitent pas à creuver les pneus des voitures des profs…si on commence à se taper dessus, où on va aller ???

  6. martin dit :

    Chère Paqua.J’ai du mal m’exprimer, car je suis d’accord a 100 % avec toi.J’ai employé à tort, le mot « défavorisé », j’aurais dû dire plutôt  » en difficulté ».Un élève en difficulté n’est pas forcément défavorisé.
    En ce qui concerne l’intérêt des jeunes pour l’école, je crois pouvoir dire, quand ils sont jeunes, que rien n’a vraiment changé.Quand j’étais gamin, on pensait plus à s’amuser que bosser.Et mes copains, tous pareils à l’exception de 2 ou 3 qui avaient envie plus que les autres.C’est la raison pour laquelle, encore une fois sans manier le fouet en permanence, une paire de claques ne serait pas inutile.Mais, de nos jours, c’est une autre histoire.En tout cas, moi je tire mon chapeau à cette profession qui n’est pas facile, et les enseignants ont bien du mérite.

  7. paqua dit :

    Un autre point important concernant la scolarisation : elle vise également à acquérir un certain nombre de connaissances dans divers domaines, connaissances qui vont permettrent aux jeunes de comprendre le monde dans lequel ils vivent et d’y évoluer avec aisance en toute situation, ce qui n’est pas négligeable en ces temps de mondialisation.
    En rejettant toute idée de travail ou d’effort à l’école, un jeune ne rend-il pas également plus difficile son intégration dans la société ? n’est-il pas en train de limiter son futur horizon ?

    Je ne sais pas, concrètement, comment redonner le goût de l’effort à tous ces jeunes qui en sont si loin parfois…mais en tout cas, il me semble déjà positif de dire ce qui ne va pas et d’y réfléchir !

    Quand on regarde la situation des enfants de part le monde aujourd’hui ou celle des enfants dans l’histoire de notre pays, on prend conscience de la chance qu’ont actuellement en France tous les enfants.Ils ne sont pas obligés d’aller travailler dès l’âge de 5 ans pour gagner quelques pièces; ils vont tous à l’école, gratuite et obligatoire ce qui fait réver des millions d’autres enfants de part le monde.
    Et que constate-t-on aujourd’hui? Qu’un nombre croissant de nos jeunes considère l’école comme une corvée, comme disait wyny. Ils ont une chance formidable et ils ne s’en rendent pas compte et la gâchent, pour beaucoup.
    Il a fallu des siècles dans notre pays pour que tous les enfants puissent avoir un jour cette chance d’être scolarisés.Ne laissons pas un laxisme croissant actuel remettre en cause cette belle vistoire !

  8. paqua dit :

    Tu abordes Martin un certain nombre de sujets sur lesquels j’aurais bien des choses à dire.
    Mais celui qui me fait réagir en premier est celui-ci : A propos des enseignants, tu dis : « Le problème, c’est qu’ils n’ont ni le temps, ni l’envie de s’occuper des plus défavorisés ».
    Je tiens vraiment à corriger ce point de vue. Certes, certains enseignants (et j’en fais partie) ont quelquefois tendance à laisser tomber devant certains élèves mais ce n’est jamais, jamais parce qu’ils sont de milieu défavorisé. Si on en vient quelquefois à laisser tomber face à un élève, c’est parce qu’après avoir tout essayé, on n’arrive pas à le mettre au travail et que ses parents ne répondent pas présents pour tenter d’obtenir quelque effort de la part de leur rejeton ! Or, cette attitude se rencontre, c’est vrai, peut-être plus souvent dans les milieux défavorisés mais elle ne se calque pas exactement sur ses milieux. Bien des familles très modestes comprennent que la chance de réussite de leurs enfants passent par l’école et donc les motivent dans leur travail. A l’inverse, des enfants de milieux plus aisés refusent de travailler et leurs parents laissent faire.
    Je n’ai jamais laissé tomber, ou vu un collègue laisser tomber, devant un enfant tout simplement parce qu’il était issu d’un milieu défavorisé…je dirais même qu’un enfant d’un milieu défavorisé qui a envie de travailler…on a envie de l’aider plus que les autres…

  9. martin dit :

    Relisant mon post précédent, je voudrais m’expliquer quand je dis que les profs ne veulent pas s’occuper des plus défavorisés.Je voulais dire par là qu’en fait c’est pas qu’ils ne le veulent )pas, naturellement.Mais je suppose que parfois, une paire de beignes, ou un coup de pied là ou vous savez serait peut-être nécessaire. Cela n’a jamais fait de mal à personne, et moi qui vous parle, j’en ai eu ma part ( comme sans doute la plupart des gens de ma génération.
    Le problème aujourd’hui, c’est que si le prof estime ( à tort ou a raison) qu’une paire de baffes est un complément parfois nécessaire à une explication de texte, non seulement il va vite avoir affaire au grand frére ou au cousin, mais il ne sera pas couvert par sa hiérarchie, et risque même des sanctions pénales. Bien entendu, aucun enseignant ne se risquera à une telle pratique.
    Bien sûr, je précise que je ne parle pas là de tortures ou de sévices.Mais les profs  » à l’ancienne », les parents et même les élèves faisaient fort bien la différence.Et c’est comme ça qu’on se retrouvait avec des pourcentages de 80 à 95 % de réussite aux exams,à l’époque ou le certificat d’études primaires équivalait, en gros, au bac d’aujourd’hui.
    Alors, Wyny, bien entendu, comme tu n’as sans doute pas connu cette époque, je conçois que tu ne soit pas d’accord avec tout ça.Parles- en avec tes grands parents, si tu en as.Et profite, si c’est possible de leur sagesse : c’est le privilège de l’âge.

  10. martin dit :

    Trés intéressant échange de vues entre vous deux, et la première chose qui me saute aux yeux, c’est probablement, votre différence de génération.Vous arrivez, en gros, aux mêmes conclusions, mais différez sur les méthodes à adopter.
    Moi, je n’ai hélas pas de solution miracle. D’ailleurs s’il en existait, ça se saurait. N’empêche, je crois que le plus grand mal vient de la démission des parents.Par ailleurs, je pense que tout le monde est d’accord sur ce point.On peut toujours s’interroger sur la cause, mais on connait hélas les effets désastreux.
    Pour avoir longtemps cotoyé les enseignants, je crois pouvoir affirmer qu’ils ne sont pas plus mauvais que leurs anciens.Le problème, c’est qu’ils n’ont ni le temps, ni l’envie de s’occuper des plus défavorisés.Une phrase que j’ai souvent entendue  » moi je fais mon cours, celui qui comprend tant mieux, et tant pis pour les autres ».On peut le regretter, mais pas le contester.Je dis pas que c’est partout pareil, mais souvent.
    Je suis pas trop d’accord avec Winy quand elle dit qu’il ne faut pas mettre en exergue les valeurs de l’effort et de la discipline.Je crois, bien au contraire, que ce sont des éléments ( bien entendu, ce ne sont pas les seuls !), qu’il faut mettre en avant si on veut que nos gamins s’en sortent.Pas plus, mais autant que les autres valeurs ( l’éducation civique, la politesse, la morale….Je sais, ça peut paraitre  » vieux barbon », conservateur ou autre qualificatif.Non seulement ça ne me gêne pas, mais je le revendique.
    Se lever quand le prof rentre dans la classe, ôter sa coiffure, dire bonjour ou merci tout simplement ne me paraissent quand même pas insurmontable : des millions d’élèves l’ont fait durant des années, et personne n’en est mort.Je n’ai pas spécialement d’idées sur le vouvoiement, mais, fort de cette expérience, jamais il ne me serait venu à l’idée de tutoyer mon instituteur, alors que lui tutoyait tous ses élèves.Personne, personnel enseignant, parents etc..ne s’est jamais posé cette question, et ça n’empêchait pas les gamins d’apprendre.
    Reconnaissons franchement que mai 68 n’a pas eu que de bons côtés à cet égard.Peut-être ( je dis bien peut-être )n’aurait-il pas fallu « tout interdire d’interdire ».Peut-être aurait-il fallu continuer d’interdire la malpolitesse, la fainéantise, le manque d’hygiène, le manque de savoir-vivre, le non respect des autres, que ce soit les parents, ou tout ce qui représente  » l’autorité » au sens généreux du terme.
    Nostalgie mal placée ? C’était mieux avant comme dirait Cabrel.De ce point de vue, trés franchement, je crois que oui.