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Elections législatives : vers une forte abstention ?

Une élection jouée d’avance ? C’est bien ce que semble penser une majorité d’électeurs à vingt-quatre heures du premier tour des élections législatives, cannibalisées par l’élection présidentielle de ce printemps.

En découle pour ce scrutin un intérêt des électeurs inférieur à celui observé pour l’élection présidentielle. La troisième vague d’enquête du Baromètre législatives réalisée par TNS-SOFRES confirme cette impression. 67% des électeurs interrogés par cet institut affirment s’intéresser aux élections législatives. Ils étaient 87% à la veille du premier tour de l’élection présidentielle !

Principale conséquence de ce désintérêt : une participation électorale probablement nettement moins élevée que celle enregistrée le 22 avril dernier. 84% des électeurs inscrits sur les listes électorales s’étaient rendus aux urnes ce jour-là. La participation étant étroitement corrélée à l’intérêt pour l’élection, parions que l’abstention gagnera une vingtaine de points demain, s’élevant entre 30% et 40%.

La logique institutionnelle française impose la prééminence du pouvoir exécutif sur le législatif. C’est ce que l’on appelle pudiquement le « parlementarisme rationalisé ». Le quinquennat et le calendrier électoral (d’abord l’élection présidentielle puis les législatives) la renforcent en vidant les élections législatives de leur substance. Au final : un éxécutif renforcé, un Parlement affaibli.

Yves-Marie Cann  (195 Posts)


Catégories: Analyses

3 Responses to "Elections législatives : vers une forte abstention ?"

  1. martin dit :

    Mon cher GRESSE, ne pas confondre martin et Martin !!Ce n’est pas la même chose.Moi, je ne change pas d’avis comme ça ! C’est pas que je voudrais pas, mais il faut me convaincre, et ça, c’est plus duraille.Quand on a un certain nombre d’heures de vol, il faut que l’expérience, ça serve à quelque chose. Amitiés.

  2. GRESSE dit :

    Oh Oh.. Martin, tu prends le mors aux dents! Comme te l`écrivait un commentateur il y a quelques jours, on ne te reconnait plus.Ne me dis surtout pas que tu préférerais le temps heureusement révolu où il fallait TREIZE vôtes à Versailles pour élire un président de la République ( René COTY 17/12/53 ) ou encore en 37/38 l`impossibilité pour un gouvernement de se décider à adopter une politique permettant de se défendre, et ce en dépit des menaces évidentes de l`Allemagne nazie ( cela nous à coûté une raclée mémorable, près de 100000 morts en trois semaines et 4 années d^ocupation ).Cette fois, il nous est promis une rupture et un changement dans la facon de gouverner.Il n`est pas interdit d`espérer, Amicalement

  3. Martin dit :

    La rationalisation à la française du parlementarisme est encore pire que celle qui touche nos voisins européens puisque dans ces cas les élections législatives sont encore l’occasion d’un débat contradictoire, prélude aux débats parlementaires… en France l’exercice du pouvoir exécutif est dépolitisée par l’extrême personnalisation du pouvoir (à son summum avec le général de Gaulle pour qui toute échéance électorale revenait à un référendum sur sa personne !!). A la poubelle, la Cinquième !