Dominique Barthier

Europe

L’ordre économique mondial : une nouvelle donne

Des pays isolés imposent des sanctions et des contre-sanctions économiques. De nouveaux blocs économiques apparaissent. Les chaînes d’approvisionnement traditionnelles subissent des perturbations. Des institutions internationales comme l’Organisation mondiale du commerce sont mises sous pression. L’économie mondiale ne ressemble plus à ce qu’elle était autrefois. L’ère d’un système commercial mondial libre et ouvert semble désormais révolue et l’ordre économique lui-même traverse une période de mutations profondes. À l’origine de ces changements se cachent une série de phénomènes : l’essor de la Chine, la titrisation croissante de l’économie, la pandémie, la nécessité de lutter contre la crise climatique et, enfin, des évolutions lentes vers un rééquilibrage social.

Il convient d’emblée de prendre en compte l’exemple du succès chinois et l’influence qu’il exerce sur l’architecture mondiale des forces. Il est indéniable que l’économie demeure, à égalité avec la puissance militaire ou l’influence géopolitique, un facteur central de puissance pour un pays donné. Les nations dont les économies fonctionnent efficacement disposent de moyens accrus pour investir dans les technologies et les infrastructures, ainsi que d’un éventail plus large de possibilités et de ressources. C’est bien l’avantage économique et technologique des États‑Unis qui leur a donné la supériorité durant la Guerre froide. Lorsque la Chine est devenue un géant économique, elle a très naturellement commencé à remettre en cause l’hégémonie américaine.

Pendant des décennies, nous avons assisté à un schéma clair de division du travail à l’échelle planétaire. Les États‑Unis étaient le leader économique incontesté, tandis que la Chine jouait le rôle du « fabriquant du monde », produisant des biens bon marché destinés aux marchés occidentaux. Il était naïf d’espérer que ce pays se contenterait de cette unique fonction. La République populaire chinoise est devenue un aimant économique qui attire à elle des capitaux, de l’investissement et des talents, affaiblissant peu à peu la domination des États‑Unis. Alors que, dans les années 80, la part de la Chine dans le commerce mondial n’était que de 1 %, elle est désormais passée à environ 15 %. Ce pays est désormais le premier producteur de centaines de biens industriels et un exportateur majeur de ressources naturelles cruciales. On prévoit même qu’il sera responsable d’environ un tiers de la croissance mondiale. La part de la Chine dans le PIB mondial a grimpé à 18 %, ce qui marque un retour de Pékin au rang de puissant aimant économique[2].

Cette croissance s’accompagne d’avancées technologiques. Pékin investit massivement dans des technologies clés — intelligence artificielle, calculs quantiques et autres — dans le but d’imposer son leadership dans les industries de demain, celles même qui fournissent aujourd’hui une partie de l’avantage compétitif des États‑Unis et de l’Europe. Plusieurs stratégies chinoises, telles que Made in China 2025 et le plan quinquennal 2021‑2025, insistent sur l’objectif d’un leadership technologique. Le but est de parvenir à une suprématie technologique d’ici 2035 et, en matière de leadership scientifique et d’innovation, d’ici 2050[3]. L’avance technologique est également perçue comme une route directe vers des avantages militaires.

La République populaire de Chine est devenue un aimant économique qui diminue peu à peu le rôle des États‑Unis.

La montée géopolitique de la Chine

Pékin cherche à bâtir une économie robuste fondée sur des technologies avancées afin d’assurer le bien‑être de ses citoyens et la stabilité du régime, mais aussi pour atteindre un statut de grande puissance, gagner en influence mondiale et remettre en cause le rôle des États‑Unis. Le Parti communiste chinois pense que la Chine détient une opportunité stratégique unique de dépasser les États‑Unis et de devenir l’hégémon unique du monde. Le Parti estime que la Chine est entrée dans une « phase d’opportunité stratégique » — une période idéale pour occuper une place centrale sur la scène internationale[4].

La position économique de Pékin lui confère des outils efficaces pour mener sa géopolitique. La Chine est le principal partenaire commercial pour près de 130 pays dans le monde. La manœuvre pour « dépasser » les États‑Unis dans ce domaine a même concerné l’Union européenne. Les innombrables accords commerciaux réalisés dans le cadre de l’initiative Une Ceinture, Une Route consolidèrent ce tournant, contribuant à l’émergence d’une zone d’influence économique chinoise. Cette stratégie vise à marginaliser les États‑Unis et à combler les vides géopolitiques laissés par Washington — comme en Afghanistan ou en Asie centrale. L’Amérique du Nord demeure le seul continent non couvert par les plans de la Nouvelle Route de la Soie. Pékin applique ici la philosophie décrite dans L’Art de la guerre de Sun Tzu — éviter son adversaire principal et profiter des occasions qui se présentent. La Chine pratiquera le Wei Qi — appelée Go dans le monde — où la stratégie consiste davantage à entourer et à contrôler les espaces vides qu’à attaquer frontalement l’adversaire, comme au jeu d’échecs.

Pékin utilise les outils de sa puissance économique pour influencer certains pays et pour les sanctionner lorsqu’ils se conduisent d’une manière jugée nuisible à ses intérêts. En 2010, la Norvège a été sanctionnée pour avoir attribué le prix Nobel au dissident chinois Liu Xiaobo. En 2014, la Mongolie a subi des répercussions après la visite du Dalaï‑Lama. Cette même année a vu des difficultés pour les Philippines liées au différend en mer de Chine méridiale. L’Australie a connu un destin similaire après avoir appelé à une enquête indépendante sur l’origine de la COVID‑19.

La Chine tient à contrôler les éléments stratégiques de l’économie mondiale. Cette stratégie remet en cause la domination occidentale — et surtout américaine — du système économique tel qu’il existe aujourd’hui. Sur le plan idéologique, cela oppose deux visions économiques politiques : le système chinois d’un « capitalisme d’État autoritaire » et l’économie libre‑marché libérale et démocratique du monde occidental.

Le système économique mondial s’est en effet tourné davantage vers l’Asie et devient sinocentrique. La guerre commerciale sino‑américaine est donc bien plus qu’une simple obsession de Donald Trump. Joe Biden n’a pas choisi de renverser les tarifs instaurés par son prédécesseur. Au contraire, il s’inscrit dans ce cadre comme l’un des fronts d’une lutte plus large pour l’hégémonie. Les sanctions américaines visent à freiner l’expansion économique chinoise, tandis que les restrictions à l’exportation de technologies clés cherchent à limiter le développement de la Chine et à écarter le pays des chaînes d’approvisionnement avancées.

Des objectifs comparables guident d’autres initiatives comme le Build Back Better World de Biden ou l’« Europe‑porte du monde ». Ces propositions, qui visent à tisser des liens internationaux, cherchent à resserrer les liens entre les États‑Unis, l’Union européenne et des régions comme l’Asie du Sud‑Est ou l’Afrique, tout en réduisant l’influence du « Belt and Road » chinois.

La montée de la Chine entraîne donc une lutte pour le façonnement d’un nouvel ordre économique mondial. Parallèlement, on observe un élargissement des questions économiques dans les débats de sécurité.

Interdépendance économique — du fait à l’arme

Les rapports économiques et l’interdépendance qui les accompagne deviennent aujourd’hui des armes. La Russie a utilisé le gaz naturel comme levier de pression sur l’Ukraine et sur l’Europe, en faisant pression pour obtenir l’accord sur la Nord Stream 2. La Chine a exploité son monopole sur des ressources clés, comme les minéraux des terres rares, de manière analogue. Face à un conflit diplomatique avec Tokyo, Pékin a simplement interdit l’exportation de ces minerais vers le Japon.

Les États‑Unis ont recouru à des outils financiers — et en premier lieu au dollar — comme arme contre l’Iran, en fermant à Téhéran l’accès au réseau financier mondial. Ils ont interdit à des entreprises américaines d’investir dans des sociétés liées aux forces armées chinoises. De nombreuses sociétés cotées à Wall Street ont dû composer avec des répercussions. Les États‑Unis ont même exigé la cession de participations dans l’application de rencontres gay Grindr à une entreprise chinoise, arguant que l’accès du gouvernement de Pékin à des données sensibles d’utilisateurs constitue une menace pour la sécurité nationale.

Telle est l’ampleur du découplage entre les États‑Unis et la Chine. Aucun des deux grands pouvoirs ne souhaite que l’autre contrôle des éléments sensibles du système économique. Dans le cadre de la stratégie du « double cycle », la Chine cherche à réduire sa dépendance vis‑à‑vis des marchés et ressources extérieurs — comme Wall Street ou les semi‑conducteurs — tout en augmentant simultanément la dépendance d’autres pays envers Pékin. La Chine n’a par exemple pas intérêt à voir ses entreprises cotées sur les bourses américaines, redoutant les nouvelles règles de transparence. Elle dissuade donc les IPO à New York, tout en ouvrant la porte à l’investissement étranger.

Ainsi, les États‑Unis comme la Chine reconnaissent que l’économie est l’un des piliers de leur sécurité. Washington soutient que « la sécurité économique est la sécurité nationale », tandis que Pékin avance une notion de « sécurité nationale globale », qui intègre les questions économiques dans les enjeux de sécurité.

Guerres commerciales, sanctions et embargos sur les technologies — tel est le cadre du nouvel ordre économique. Pour paraphraser Clausewitz, on peut dire que l’économie est devenue l’extension de la guerre par d’autres moyens. Luttwak, père de la géopolitique, inscrirait sans doute ces tendances dans « la logique du conflit, traduite en grammaire du commerce[5] ». En Europe, le président français Emmanuel Macron a saisi cette nouvelle réalité en affirmant, lors d’un discours sur la sécurité et la défense, que nous devions « prendre en compte les effets directs et indirects de la globalisation sur notre souveraineté et notre sécurité ». Il a ajouté que « le contrôle des flux matériels et immatériels et des ressources est clé pour les nouveaux équilibres de puissance », et que les frontières entre concurrence et confrontation se sont en réalité « entièrement brouillées ».

Guerres commerciales, sanctions et embargos sur les technologies — tel est le cadre du nouvel ordre économique.

Coronavirus, crise climatique, transformations sociales

Trois éléments majeurs, susceptibles de redessiner le paysage économique mondial, se sont imposés sur notre horizon. Le premier est le coronavirus. Cette pandémie a exposé les faiblesses d’un modèle de mondialisation axé sur l’efficacité et la production « juste à temps ». La suspension des lignes de production en Chine a eu des répercussions d’ampleur sur le reste du monde. « La mondialisation, tel qu’elle était axée sur le déplacement de tout ce qui peut l’être vers les lieux de production les plus efficaces, vient de s’achever », a déploré Jörg Wuttke, président de la Chambre de commerce européenne en Chine.

La résilience face à ces défis est devenue une notion centrale. Les entreprises recherchent des modes de production plus aptes à absorber les chocs et les tensions du système. Dans une situation où de nombreux pays rencontrent des difficultés dans leurs chaînes d’approvisionnement — dues à la demande repartie après les confinements —, il apparaît que le système actuel manque de souplesse pour faire face à des perturbations soudaines ou à des fluctuations. En tenant compte des tensions géopolitiques et de l’idée de traiter l’interdépendance comme un nouvel outil dans les conflits, la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes et des aléas comme l’Ever Given qui bloqua le Canal de Suez, la probabilité d’interruptions plus régulières augmente.

La pandémie a aussi mis en évidence l’ampleur de la dépendance des pays européens vis‑à‑vis des approvisionnements pour des biens clés, tels que les produits médicaux. Il est ainsi apparu, par exemple, que la France tirait 80 % de ses précurseurs pharmaceutiques de Chine et d’autres pays asiatiques[6]. Les gouvernements cherchent donc à diversifier leurs chaînes d’approvisionnement afin de garantir l’accès à des produits essentiels pour leurs concitoyens. Le Japon a lancé des programmes conçus pour ramener une partie de la production sur son territoire, espérant persuader les entreprises nippones de rapatrier une partie de leur activité — ou au moins de la délocaliser hors de Chine vers d’autres pays.

Enfin, l’ordre économique mondial est confronté au défi du climat. Les évolutions nécessaires incluent le passage à des modèles de production industriels plus respectueux du climat, la décarbonisation du système de transport mondial (par exemple en utilisant de l’hydrogène vert dans l’aviation), un soutien à une production plus locale et un retour de certains secteurs afin de réduire les coûts de transport. Les progrès dans la robotique, l’automatisation et les technologies émergentes, comme l’impression 3D, renforcent la faisabilité de tels scénarios.

Assurer le caractère robuste du système commercial international face au climat représente en soi un défi majeur. La Commission européenne a envisagé la mise en place d’un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), qui consisterait à instaurer une taxe carbone à l’importation pour aligner les coûts de production selon les niveaux d’émission. Une telle mesure pourrait être perçue par certains pays — notamment la Chine — comme un protectionnisme vert. Il demeure incertain si elle sera compatible avec les règles de l’Organisation mondiale du commerce. Les projets européens qui introduiraient des considérations climatiques dans le commerce alimentent des tensions et créent des défis supplémentaires pour l’ordre économique mondial.

Un autre courant se dessine aussi : le retour de questions sociales dans le cadre même de l’économie mondiale. Au cours des dernières années, les inégalités se sont creusées dans de nombreux pays. Des géants du numérique, tels qu’Amazon, ont consolidé des positions quasi monopolistiques, limitant ou absorbant la concurrence. Beaucoup de dirigeants mondiaux constatent que les choses ont trop duré et estiment qu’il faut remettre en question les dogmes néolibéraux et s’atteler à réduire les inégalités et à maîtriser les grandes entreprises. Le Premier ministre japonais, Fumio Kishida, arrivé au pouvoir en 2021, a promis un « nouveau capitalisme japonais », fondé sur une « remise en jeu du lien entre croissance et répartition des richesses[7]. Aux États‑Unis, le président Joe Biden a présenté un plan d’investissement de 1,75 billion de dollars, appelé à privilégier une « politique commerciale au service des travailleurs » et a signé un décret autorisant l’usage de lois antitrust pour réguler les pratiques anticoncurrentielles des Big Tech. En Chine, la nouvelle rhétorique de Xi Jinping met davantage l’accent sur le « bien‑être commun », et se traduit par un resserrement du contrôle sur les entreprises et une réduction des inégalités. Même le Premier ministre britannique, Boris Johnson, envisage une augmentation d’impôts pour financer les services publics.

Le rôle de l’Europe dans ce nouvel ordre

L’ordre économique mondial est en train de subir une transformation majeure. D’un côté, il s’internationalise de plus en plus comme un champ géopolitique où les États‑Unis et la Chine se disputent l’hégémonie. D’un autre côté, il doit devenir plus résilient face aux chocs d’offre, plus équitable et plus respectueux du climat. Ces deux tendances redéfinissent la dynamique entre les États et les marchés. Ces cinq dernières années ont été marquées par un renforcement du rôle de l’État. La pandémie a servi de point d’orgue à ce mouvement : les États sont intervenus pour sauver les systèmes de santé, les protections sociales et, dans une certaine mesure, l’économie elle‑même. Pendant cette période, la question centrale devient de savoir comment l’État va occuper une place dans l’économie à l’avenir. La crainte que l’Occident puisse être dépassé par la Chine sur le terrain économique est si forte qu’elle nourrit l’idée qu’il faut s’inspirer des solutions chinoises et accroître le rôle du secteur public. Il faut toutefois se rappeler que le succès économique occidental a été bâti sur un équilibre entre une économie ouverte, où les entreprises rivalisent librement, et un État qui promeut l’innovation et le développement technologique, tout en garantissant des réseaux de protection et en établissant des règles destinées à faire évoluer l’économie dans une direction donnée.

Bien que cet équilibre ait été ébranlé ces dernières décennies, les Verts pourraient jouer un rôle déterminant pour le replacer au cœur du débat en promouvant des solutions économiques qui prennent en compte les transformations en cours. Chaque proposition doit être examinée à travers le prisme de la géopolitique, de la résilience économique face aux chocs, de l’équilibre social et du climat. Pour les formations écopolitiques qui savent penser transversalement les défis, la situation actuelle représente une opportunité idéale. Elles apportent une richesse d’expérience en matière de conceptions liées au Green Deal, à l’innovation et aux technologies nouvelles, et elles ont longtemps plaidé pour ramener la production en Europe et renforcer la résilience des économies du continent face aux défis de demain.

Les cinq dernières années ont été le temps d’un balancier qui s’est déplacé vers un rôle accru de l’État.

Dans ce cadre, les Verts en Allemagne joueront un rôle particulier. Porteurs probables d’une coalition tripartite qui dirige la plus grande économie européenne — aux côtés des libéraux et des sociales‑démocrates — ils devront élaborer une stratégie de transformation économique qui soit verte, orientée marché et qui tienne compte des enjeux sociaux (notamment la résilience face aux défis et les questions géopolitiques).

Mettre en œuvre ce programme ne sera pas chose facile. Les discussions entre les formations seront difficiles, surtout lorsqu’il s’agira des investissements. Les Verts soutiennent l’idée d’assouplir la freinage budgétaire allemand pour financer le développement d’infrastructures vertes, tandis que le FDP réclame le maintien de ce frein. De cette tension pourraient toutefois émerger des idées nouvelles pour relever les défis qui guettent nos économies. C’est précisément ce dont nous avons besoin aujourd’hui. Gérer un environnement économique en mutation exigera une approche nouvelle et audacieuse.

T tłumaczenie: Bartłomiej Kozek

[1] Alessandro Nicita et Carlos Razo (2020). « China: The rise of a trade titan ». UNCTAD, 27 avril 2021.

[2] Wang Tianyu (2020). « OECD: Global GDP projected to rise by 4.2% in 2021, China to account for over a third of that growth ». CGTN. 2 décembre 2020.

[3] Robert Lawrence Kuhn (2021). « Technology and innovation in China’s path to 2035 ». CGNT. 27 septembre 2021.

[4] Helena Legarda (2021). « China’s new international paradigm: security first ». Mercator Institute for China Studies. 15 juin 2021.

[5] Edward Luttwak (1990). « From Geopolitics to Geoeconomics: Logic of Conflict, Grammar of Commerce ». The National Interest. 20, pp. 17‑23.

[6] Catherine Abou El Khair (2020). « Coronavirus : Bruno Le Maire veut réduire la dépendance de la France aux approvisionnements chinois, mais le peut-il ? ». 20 Minutes. 21 février 2020.

[7] Daisuke Akimoto et Larissa Stünkel (2021). « What is Kishidanomics ». The Diplomat. 14 octobre 2021.

Dominique Barthier

Dominique Barthier

Journaliste passionné par la vie publique, j'explore les rouages de la politique française depuis plus de dix ans. J’ai à cœur de rendre l'information accessible, rigoureuse et engageante pour tous les citoyens. Chez ElectionPrésidentielle.fr, je décrypte l’actualité avec une exigence constante de clarté et d’indépendance.