Dominique Barthier

Europe

Féminisme transnational et ses adversaires

Bien que les mouvements féministes soient transnationaux par nature et que de nombreux exemples de changements sociétaux positifs abondent, les efforts visant à construire des sociétés plus inclusives se retrouvent de plus en plus dans le collimateur de réseaux anti-droits parfaitement financés. Pour parvenir à une Europe véritablement féministe, il faut des ressources, du soutien pour les activistes et des alliances à tous les niveaux.

Rêver d’un avenir féministe pour l’Europe évoque une cité où personne n’est abandonné et où aucune différence, que ce soit liée au genre, à la race, à l’orientation sexuelle, à l’aptitude physique, au lieu de naissance ou à la nationalité, ne justifie une discrimination. Un lieu où les personnes issues de familles peuvent être parents tout en ayant un travail épanouissant, où celles qui souhaitent fonder une famille disposent des moyens nécessaires et où celles qui n’en veulent pas n’ont pas à en expliquer les raisons. Surtout, une Europe féministe serait un endroit où aucune violence n’est tolérée comme moyen de gérer les relations humaines et interspécifiques.

Le féminisme est une manière de comprendre le monde et d’agir dans le monde. Il rejette les formes actuelles d’organisation sociale qui subjuguent les femmes et les personnes racisées et qui exploitent les êtres humains, les animaux et les ressources de la Terre. Il s’agit d’un positionnement qui cherche à comprendre, concevoir et contester les dynamiques de domination. C’est aussi une façon de se situer pour saisir comment différentes formes de domination et de discrimination se croisent. Le féminisme se réfléchit du point de vue des femmes et des droits des femmes, non pour placer certaines femmes comme les nouvelles dominatrices, mais pour ouvrir des chemins vers un monde où la domination ne serait pas la règle. Les penseuses, intellectuelles, écrivaines, artistes et activistes féministes créent le terreau fertile permettant d’imaginer et de construire des modèles alternatifs. Les mouvements féministes sont des ruches qui nourrissent de nouvelles façons de défendre des alternatives.

Dans le cadre de ces mouvements, je travaille à tisser des liens transnationaux entre féministes à travers des initiatives telles que Room to Bloom, qui met en réseau et soutient des artistes féministes, et FIERCE, qui analyse les mouvements féministes et anti-genre dans divers pays. Bien que le rêve puisse être utile, les mouvements féministes reposent d’abord sur l’action: tracer, avec courage et persévérance, les chemins du changement; refuser les formes dominantes de pouvoir établies; et construire de nouvelles pratiques.

Menaces sur les droits des femmes

Malheureusement, le rêve d’un avenir pacifique fondé sur le respect, la justice sociale et la liberté s’éloigne un peu plus chaque jour. La polarisation sociale et économique croissante – conséquence du capitalisme mondialisé – associée à la montée du nationalisme et au retour sur le devant de la scène politique des xenophobies et des mouvements d’extrême droite autrefois confinés à l’arrière-plan constituent des menaces majeures pour les droits des femmes et pour le mouvement féministe.

Jusqu’à récemment, le féminisme, en tant que mouvement social, était perçu comme une affaire du passé, comme un mouvement dont la supposée réussite en matière d’égalité l’avait privé de raison d’être.

MeToo n’a pas réinventé le féminisme, mais il a contribué à faire évoluer les mentalités sociétales vis-à-vis du mouvement.

L’explosion du mouvement #MeToo en 2017 (grâce aussi à l’élan engagé et soutenu par des féministes dans les années précédentes) a permis de rétablir le féminisme comme cadre d’action légitime dans l’espace public. En dévoilant la portée profonde du patriarcat dans nos sociétés, il a mis à nu les violences sexistes et sexuelles subir par les femmes et les enfants tout au long de leur vie et l’illusion d’égalité entre femmes et hommes.

MeToo n’a pas réinventé le féminisme, mais il a donné un nouvel élan au travail féministe mondial et l’a montré comme juste et légitime. Il a alimenté l’espoir lorsque les raisons de désespérer et de se sentir paralysé abondent.

Or #MeToo est survenu à une époque où les mouvements anti-genre gagnaient du terrain, avançant souvent des attaques sur les droits des femmes sous prétexte de les défendre contre ce qu’ils considéraient comme les déviations du féminisme radical.

Des mouvements nationalistes et d’extrême droite – tels que le Rassemblement National (RN) en France sous Marine Le Pen et Fratelli d’Italia sous Giorgia Meloni – ont excellé à détourner et à réinterpréter des pans du legs féministe. Ils les ont réinventés et réinterprétés en ce que l’auteure américaine Susan Faludi a appelé le « fémino-nasjonalisme », ou « fémonationalisme », pour viser le féminisme progressiste, les droits reproductifs et les migrants.

Cela a été illustré de manière frappante par Giorgia Meloni lorsqu’elle s’adressait, en 2022, à une foule de partisans du parti d’extrême droite espagnol Vox: « Oui à la famille naturelle, non à la loge LGBT ! Oui à l’identité sexuelle, non à l’idéologie du genre ! Oui à la culture de la vie, non à l’abîme de la mort ! Oui aux valeurs universelles de la Croix, non à la violence islamiste ! Oui à des frontières sûres, non à une immigration de masse ! »

Un peu plus d’un an après que Meloni est devenue la première femme à occuper le poste de Premier ministre en Italie (octobre 2022), le climat a déjà changé pour les résidents LGBTQI+ italiens. En juillet 2023, un procureur d’État a demandé que les actes de naissance de 33 enfants nés par procréation médicalement assistée à des couples de femmes soient modifiés afin d’effacer le nom de la seconde mère. C’est une manœuvre qui instrumentalise les discours anti-genre pour contrer l’idée d’égalité entre les humains et qui sape ainsi les fondements mêmes de nos démocraties.

Les droits reproductifs sont perçus comme un domaine où il serait possible de « démontrer » et d’instrumentaliser ce que les conservateurs veulent présenter comme une différence essentielle entre les êtres humains. Ces idées reposent fortement sur la conceptualisation vaticane de la différence entre les hommes et les femmes. Comme le soulignent les chercheuses Sara Garbagnoli et Massimo Prearo, une nouvelle représentation essentialiste des femmes comme égales aux hommes en tant qu’êtres humains mais essentiellement différentes a été promue par le Vatican depuis les années 1990.2 En 1995, dans une lettre adressée aux évêques intitulée Evangelium Vitae, le pape Jean-Paul II encourageait même les femmes à promouvoir un « nouveau féminisme » qui « affirme le vrai génie des femmes » (c’est-à-dire soutenir la vie).

Le Vatican a joué un rôle clé dans la création du mythe d’une « théorie du genre » qu’il faut affronter afin de protéger la vie. L’un des réseaux de coordination les plus puissants poussant cette idée est Agenda Europe, créé en 2013, « qui forme le cadre normatif de la lutte contre la santé sexuelle et reproductive et les droits ». Agenda Europe réunit plus de 100 associations de plus de 30 pays européens.

Réseaux internationaux anti-genre

L’ancrage de l’activisme anti-féministe et anti-genre dans un mouvement conservateur plus vaste à l’échelle mondiale est devenu évident durant la présidence Trump. En Europe, il se manifeste notamment par le Budapest Demographic Summit, un réseau de groupes nationalistes, nativistes et natalistes, lancé en 2015 et réunissant politiciens, chefs d’églises et soi-disant experts deux fois par an. Le sommet a été l’occasion pour le Premier ministre hongrois Viktor Orbán de souligner « l’importance des pouvoirs conservateurs, favorables à la famille » en Europe et de présenter la Hongrie comme « un incubateur de politiques conservatrices, un lieu où se développent les solutions et les initiatives d’avenir ».

Ces réseaux transnationaux sont puissants et efficaces. Parti de l’extrême droite, ils ne se limitent pas à l’Europe mais opèrent à l’échelle mondiale. Comme le rappelle un rapport du Parlement européen, « Le Centre européen pour le droit et la justice (ECLJ), dirigé par Grégor Puppinck, est actif dans le plaidoyer anti-genre au niveau national et européen, ainsi qu’auprès des organes du Conseil de l’Europe et des Nations Unies à Genève, y compris lors des manifestations homophobes organisées par La Manif pour Tous en France en 2013, servant de point focal juridique pour l’initiative citoyenne anti-avortement ‘One of Us’ et jouant un rôle central lors des sommets Agenda Europe. »

Le ECLJ affirme agir principalement pour la défense de la vie humaine dès la conception, contre l’euthanasie, pour le mariage traditionnel et pour le droit à l’objection de conscience et à la liberté de croyance, ainsi que pour la défense des chrétiens en Europe et dans le monde. Le rapport souligne également le rôle de la Russie dans le leadership du mouvement international anti-genre, avec des liens financiers entre des acteurs anti-genre russes et occidentaux, allant d’organisations de la société civile à des parlementaires et ministres. La Fondation Saint-André le Premier Appelé, par exemple, fondée par l’oligarque russe Vladimir Poutine, a financé des politiciens européens tels que l’ancien député européen Aymeric Chauprade et l’ancienne vice-présidente du parlement grec Maria Kollia-Tsaroucha.

Une attaque plus large

Au-delà des attaques sur les droits reproductifs, il existe une campagne anti-droits plus vaste qui se déploie à travers l’Europe. Un rapport de 2023 de la Fondation Jean-Jaurès et de l’ONG Equipop résume l’agenda politique du mouvement anti-droits comme une tentative de modifier le statu quo juridique et sociétal de manière à s’opposer aux droits fondamentaux européens. « Les mouvements anti-droits cherchent à étendre et à imposer leur vision réactionnaire afin de inverser les droits sexuels et reproductifs. Ils s’en prennent également aux droits des personnes LGBTQIA+, et, dans le même esprit, à la Convention d’Istanbul, le instrument juridique le plus fort pour les droits des femmes en matière de violence sexuelle et de violence fondée sur le genre, et en particulier la violence domestique et intrafamiliale », explique le rapport.

Le rapport soutient aussi que les mouvements anti-droits dans le monde imitent de près les stratégies des organisations féministes, « en décidant d’un cap d’action en réponse au discours féministe, en obtenant des financements par des fondations et des gouvernements, en signant des déclarations et des textes communs ».

La force de ces réseaux conservateurs et des stratégies qu’ils emploient pour s’opposer aux mouvements féministes – notamment à ceux qui défendent une vision inclusive et ouverte du féminisme, favorable aux droits des personnes trans et à une approche intersectionnelle – affecte les individus qui militent pour les droits des femmes. Que ce soit par des mouvements masculinistes coordonnant des cyberattaques, des micromouvements infiltrant des manifestations féministes pour les dénigrer (comme le Collectif Némésis en France), ou par des formes plus politiques et juridiques de faire taire les voix des femmes – par exemple le faible taux de condamnations pour viol – ce contre-mouvement se fait ressentir dans l’ensemble du mouvement féministe.

Malgré les contextes politiques et sociétaux souvent défavorables, l’espoir continue de jaillir.

Le terme « contre-réaction » est controversé, mais il rend bien visible la violence et la force des mouvements qui s’opposent au progrès vers l’égalité des genres et l’impact que cela a sur les mouvements féministes. L’épuisement est un problème répandu dans le monde de l’activisme, et les féministes semblent particulièrement vulnérables, surtout parce que les mouvements des femmes sont fortement sous-financés. La plupart dépendant du bénévolat, les activistes se voient fréquemment exposé-es à des attaques et à des menaces, en ligne comme hors ligne.

Des raisons d’espérer

Malgré des contextes politiques et sociétaux souvent adverses, l’espoir persiste. Des histoires de réussite réchauffent le cœur et montrent que les visions sociétales des droits des femmes ne suivent pas nécessairement les chemins tracés par les forces politiques les plus conservatrices en Europe.

L’un des grands triomphes des dernières décennies est le référendum irlandais sur l’avortement en 2018, où près de 70 % des électeurs ont voté en faveur de la légalisation – dans un pays fortement catholique qui avait interdit jusqu’alors toute forme d’avortement. Le résultat révèle d’ailleurs une fracture générationnelle: selon une enquête Ipsos MRBI, 87 % des 18-24 ans et 83 % des 25-34 ans ont voté pour légaliser l’avortement, tandis que 60 % des plus de 65 ans ont voté contre. Cela peut être signe d’une évolution sociétale plus large en matière de rôles de genre et de droits reproductifs.

La mobilisation féministe contre l’interdiction de l’avortement en Pologne constitue une autre démonstration marquante. En 2016, plus de 100 000 femmes sont descendues dans les rues lors des « Black Protests ». Le mouvement est devenu plus tard la « Women’s Strike » en 2020, lorsque le gouvernement a proposé d’avancer le texte le plus restrictif en Europe sur l’avortement. L’impact des manifestations s’est fait sentir au parlement, et le parti conservateur Droit et Justice (PiS) a perdu sa majorité en octobre 2023. Dans leur communiqué de presse après les élections, les Women’s Strike décrivent cela comme « la plus grande mobilisation depuis la chute du communisme en Pologne – 100 jours dans plus de 600 villes. Cette fois, c’est la jeune génération qui est descendue dans la rue, puisque une femme sur trois et une personne âgée de 18 à 29 ans est allée manifester ». Comme le souligne le communiqué, le fait que les femmes et les jeunes se soient rendus aux urnes a été décisif: la participation féminine a atteint un niveau record de 73,2 % (12 points de plus que lors de la précédente élection) et celle des jeunes a été de 68,8 % (plus de 22 points de plus que lors de la précédente élection).

Des progrès dans un pays stimulent des mouvements féministes au-delà des frontières.

Des avancées positives sont aussi venues des gouvernements eux-mêmes. Dans le paysage politique européen actuel, l’Espagne marque les esprits en matière de droits des femmes. Depuis 2017, le pays s’est engagé dans la lutte contre les violences basées sur le genre. La ministre de l’Égalité, Irene Montero, a fait adopter des lois comprenant le congé menstruel, la gratuité des protections hygiéniques, l’éducation sexuelle obligatoire à l’école, des évolutions autour du consentement avec la loi du « oui signifie oui » en 2022 (qui affirme que le consentement doit être exprimé et que tout acte sexuel sans consentement est un viol) et des mesures élargissant les droits à l’avortement et aux droits des personnes transgenres chez les mineurs en 2023.

La mobilisation de l’équipe féminine de football espagnole (et la société dans son ensemble) à la suite d’un baiser imposé à une joueuse lors de la célébration de leur victoire en Coupe du Monde montre que ces lois ont changé les termes du débat, même si les tentatives d’ignorer ces changements se sont montrées tenaces.

Des progrès dans un seul pays – surtout lorsqu’il est perçu comme catholique et conservateur, comme l’Irlande ou l’Espagne – stimulent les mouvements féministes à l’échelle transfrontière. Les mouvements féministes sont, par nature, transnationaux et se donnent mutuellement du pouvoir. La solidarité internationale a déjà soutenu des mobilisations à travers le monde, comme les Black Protests polonais à partir de 2016, les mouvements de femmes iraniennes et Ni Una Menos en Argentine, qui a démarré en 2015 et s’est étendu en Espagne et en Italie, entre autres.

Les mouvements féministes se sont approprié des outils pour dénoncer l’injustice et élever leurs voix au-delà des frontières: des versions nationales de #MeToo à la diffusion mondiale de la chanson chilienne Un violador en tu camino (« Un violeur sur ton chemin », aussi connue sous le nom de « Le violeur est toi ») et des collages féministes dénonçant les féminicides dans les villes du monde entier.

En Europe, les espaces pour se connecter et tisser des réseaux abondent. Entre 2007 et 2012, huit réseaux féministes ont dirigé le European Feminist Forum (EFF), un espace web de dialogue. Aujourd’hui, les occasions de rencontres et de travail commun sont nombreuses, des festivals féministes tels que City of Women en Slovénie, le Femi Festival au Danemark, le Fem Fest aux Pays-Bas et WeToo en France, à des formes d’organisation plus politiques comme les forums féministes des groupes progressistes du Parlement européen et les plans d’un European Feminist Forum en personne par le réseau WIDE+.

Comme les mouvements féministes fonctionnent souvent sur les bases du bénévolat et avec des financements limités, mobiliser les ressources pour bâtir des réseaux transnationaux solides et durables demeure un défi – surtout lorsque le travail local et national pousse déjà les activist-es et les organisations à leurs limites.

Celles et ceux qui œuvrent à la construction d’une Europe féministe, à provoquer des changements sociétaux et à ouvrir de nouvelles voies ne devraient pas être laissés seuls face à des mouvements nationalistes et d’extrême droite efficaces et bien financés. Les mouvements féministes constituent un espace de soutien et de création, et souvent de joie et de liberté. Pour opérer un vrai changement social, ils auront besoin de financements mais aussi d’un soutien fort et d’alliances au sein des partis politiques, ainsi qu’au niveau local, national et européen.

Un petit pas vers une Europe féministe consisterait à exiger des élus lors des prochaines élections au Parlement européen qu’ils tiennent leurs promesses d’être des alliés du féminisme. Un mouvement féministe transnational devrait pouvoir développer, promouvoir et défendre une position féministe dans tous les domaines prioritaires de l’UE: du Pacte vert pour l’Europe au Pilier européen des droits sociaux; des politiques énergétiques et du logement à l’innovation et à la science; en soutenant les plus exposés à la pauvreté et à la discrimination. L’organisation d’un European Feminist Forum, offrant un espace d’organisation transnationale, d’analyse et de propositions sur les politiques de l’UE, pourrait être une première étape.

Le documentaire français de 2022 We Are Coming suit un groupe de jeunes femmes dans leur chemin vers le féminisme et leurs actions fondées sur leurs convictions. Il montre certaines forces sur lesquelles les mouvements féministes peuvent s’appuyer en cette période où l’intérêt pour le féminisme revit: des parcours personnels et collectifs enracinés dans la recherche; des discussions sur des questions concrètes du quotidien; le partage de frustrations et de désespoir mais aussi de joie, d’amusement et de soutien; des échanges avec d’autres personnes dans un cadre sûr; et le travail avec d’autres mouvements. Dans le rêve d’une Europe féministe, on s’appuierait sur de telles énergies et on leur laisserait l’espace nécessaire pour transformer nos sociétés vers plus d’ouverture, d’expérimentation, de respect et de liberté afin de mieux affronter les forces anti-libérales qui attaquent les fondements de nos droits et de nos démocraties.


  1. Susan Faludi (1992). Backlash: The Undeclared War Against Women. Londres: Vintage Books ↩︎
  2. Sara Garbagnoli & Massimo Prearo (2017). La croisade “anti-genre”. Du Vatican au Manif pour Tous. Paris: Éditions Textuel. ↩︎
  3. Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), seulement 0,6 pour cent des viols ou tentatives de viol signalés n’ont abouti à aucune condamnation en 2020. ↩︎
Dominique Barthier

Dominique Barthier

Journaliste passionné par la vie publique, j'explore les rouages de la politique française depuis plus de dix ans. J’ai à cœur de rendre l'information accessible, rigoureuse et engageante pour tous les citoyens. Chez ElectionPrésidentielle.fr, je décrypte l’actualité avec une exigence constante de clarté et d’indépendance.