Le rapport entre les limites planétaires et la démographie, régulièrement évoqué dans des œuvres de fiction, demeure au cœur de la réflexion écologique contemporaine depuis ses origines. Si l’écologisme s’est détaché de son héritage malthusien pour interroger surtout nos façons d’habiter le monde, il l’a fait en marginalisant la question de la reproduction à la sphère privée, la considérant comme un tabou politique. Entre ces extrêmes se tient aujourd’hui un espace conceptuel encore non exploré.
« Quand j’ai tenté de catégoriser votre espèce, j’ai dû constater qu’elle n’était pas vraiment composée de mammifères. Tous les mammifères sur cette planète entretiennent instinctivement un équilibre avec leur environnement, mais pas vous, les humains. Vous vous installez quelque part, puis vous vous multipliez sans cesse jusqu’à épuiser les ressources naturelles, et la seule issue pour survivre est de migrer ailleurs. Il existe un autre être sur cette planète qui suit le même schéma. Savez-vous lequel ? Les virus. Les êtres humains représentent une maladie, un cancer pour cette planète. Vous êtes la peste, et nous en sommes le remède. »
Cette observation volontairement désagréable, prononcée par l’Agent Smith à Morpheus dans le premier volet de la saga Matrix, n’est pas vraiment une critique écologique radicale: elle est une justification de la rationalité technicienne qui fonde l’empire des machines sur l’humanité, réduite à une énergie à exploiter. Au premier abord, elle n’a pas vocation à nourrir les critiques éco-pessimistes sur la pression démographique; pourtant, elle figure parmi les griefs que d’autres figures fictives formulent contre l’humanité.
Dans cette galerie des adversaires de l’espèce humaine, l’un des plus redoutables demeure Thanos, le grand méchant de l’Univers Cinématographique Marvel. Frappé par l’effondrement des écosystèmes de sa planète sous le poids de la démographie, le Titan entreprend une quête des « gemmes de l’infini » afin d’obtenir les pouvoirs nécessaires pour sauver l’univers de la prolifération humaine, et, d’un claquement de doigts, éliminer sans distinction la moitié de la population vivante pour préserver l’équilibre naturel menacé.
Pour sauver la planète, faut-il se défaire de son hôte le plus encombrant ? Clairement, certains courants et penseurs écologistes misanthropes n’hésitent pas à franchir ce pas. Mais comme personne n’est prêt à se sacrifier pour faire de la place, ce sont toujours les autres qui seraient « trop nombreux » – et surtout les plus pauvres. Petite illustration littéraire, mais éloquente, le roman de Jean-Christophe Rufin, Le Parfum d’Adam (2007), imagine une organisation écologiste radicale nourrissant des projets de bioterrorisme (notamment via une souche de choléra) pour réduire la menace planétaire liée à la surpopulation, en visant en particulier des régions comme les favelas du Brésil. Suivant les traces du bon pasteur Thomas Malthus, qui suggérait autrefois de « favoriser le retour de la peste » afin d’apporter une régulation naturelle aux populations les plus pauvres.1
Les enfants de Malthus
Ironiquement, le progrès et les avancées technologiques semblent avoir exaucé les présages morbides des théoriciens malthusiens – mais d’une façon plus universelle qu’ils ne l’auraient souhaité. Au-delà des quatre millions de décès annuels dus à la pollution atmosphérique dans le monde, dont environ 180 000 rien que dans l’Union européenne, l’humanité est exposée à un « empoisonnement généralisé » qui attacke progressivement nos capacités reproductives. Partout dans l’écosystème, les polluants chimiques affectent directement nos systèmes hormonaux. Phtalates, bisphénols, pesticides de toutes sortes, perturbateurs endocriniens altèrent les hormones des insectes destinées à détruire les cultures — et leur impact se propage bien au-delà. Chez l’humain, ils abaissent la qualité du sperme, provoquent des infertilités précoces et fragilisent les organes génitaux des nouveau-nés. Les métaux lourds comme le plomb ou le mercure s’accumulent dans les tissus, perturbent l’ovulation et la spermatogenèse. Les microplastiques, ingérés par l’eau et l’alimentation, se retrouvent dans les ovaires et les testicules, tandis que les PFAS, « polluants éternels », réduisent la réserve ovarienne et accroissent les fausses couches. S’ajoutent à cela les dioxines, les PCB et autres retardants de flamme dont le mélange toxique diminue la fécondité globale, précarise les grossesses et fragilise les générations futures.
Ces effets concrets sur nos vies et nos capacités biologiques révèlent une écologie du corps, où la crise écologique devient une crise de reproduction, liant intimement démographie et santé environnementale. Outre la montée en puissance du mouvement intégriste chrétien qui s’empare des pouvoirs publics, c’est dans ce nœud entre crise écologique et ses répercussions démographiques que Margaret Atwood fait apparaître le catalyseur de l’avènement du régime patriarcal et totalitaire de la République de Gilead : pollution, déchets toxiques et chute brutale de la fécondité qui favorisent le basculement de la démocratie et l’instauration d’un contrôle total des populations, et notamment du corps des femmes, nationalisé au service de la perpétuation de la société – et de l’impératif biblique de « croître et se multiplier ». Le roman et sa série dystopique La Servante écarlate illustrent ainsi, avec une force tragique, le lien politique qui unit environnement et démographie.
Cette question hante l’écologie depuis ses origines, comme enjeu non seulement quantitatif mais aussi comme nœud intime entre nos corps et le monde. Apparus dans les années 1970, à l’aube d’une double prise de conscience des limites et des contradictions du modèle de développement industriel, les premiers courants écologistes portaient cette tension entre ressources et populations.
Par ailleurs, avec le premier rapport Meadows du Club de Rome (1972), l’évidence scientifique des conséquences en termes de pollution et d’épuisement des ressources met en lumière la fragilité des équilibres terrestres. À la fois illusion d’abondance et promesse d’expansion matérielle, la croissance devient une menace lorsqu’elle ne peut plus être assurée sans peser sur la planète. On comprend que l’idée de développement matériel ne peut être infinie et doit être partagée.
C’est dans cette double crise de finitude que l’imaginaire écologique moderne prend naissance. La campagne présidentielle de René Dumont en 1974, premier écologiste à franchir le pas politique pour alerter l’opinion et introduire la conscience écologique dans l’espace public, dénonce aussi bien le gaspillage lié au consumérisme que la pression démographique : « il serait peut‑être possible… d’instaurer une natalité qui compense exactement la mortalité, atteignant rapidement une croissance zéro, si l’on employait des méthodes coercitives — que la menace mondiale pourrait justifier. »
Cette émergence de l’écologie moderne, prit dans le fait statistique des impasses de la société d’abondance et du danger démographique, a donné naissance à un imaginaire puissant. La démographie devient le symbole d’une menace métaphysique. Le nombre d’êtres humains sur Terre condense alors les angoisses de l’époque : la faim, l’épuisement des ressources, la pollution, les embouteillages urbains, l’urbanisation sauvage, la perte des paysages, la fin de certitudes prométhéennes et les guerres pour les ressources. Consciente de sa mortalité depuis l’effroi provoqué par la mise au point des bombes nucléaires après Hiroshima, l’humanité se sent désormais menacée par sa propre vitalité : après les bombes A et H, apparaît soudain la « Bombe P ».2 Cette alerte est lancée par le néo-malthusien Paul Ehrlich, biologiste de l’université de Stanford et cofondateur de Zero Population Growth, lié aux débuts du mouvement écologiste et à des organisations comme Friends of the Earth.
Cette obsession inquiétante de la surpopulation marque profondément les premiers mouvements écologistes, tout en nourrissant une abondante production littéraire et cinématographique catastrophiste. Très « Club de Rome », le roman Troupeau aveugle de John Brunner, publié en 1972, décrit un monde saturé de toxines, de déchets et de violence systémique où l’effondrement n’est plus un accident, mais une atmosphère. La population n’y est pas seulement trop nombreuse ; elle vit dans un environnement hostile et toxique, comme si l’espèce était prisonnière de son propre externalité. Plus subtil, Ursula K. Le Guin propose avec Les Dépossédés en 1974 une confrontation entre une abondance matérielle et une société anarchiste frugale, égalitaire et solidaire, pour répondre à la question au cœur de l’écologie : comment s’organiser pour vivre dans un monde de ressources limitées ?
Le sentiment de rareté
Très vite, l’imaginaire apocalyptique de la prophétie écologiste se heurte à l’exigence d’une refondation éthique et politique du développement économique. Les écologistes constatent que le système économique ne s’écroule pas tant sous le poids de ses contradictions internes que parce qu’il réinvente la rareté et exploite ce sentiment. L’œuvre de Brunner préfigure une société piégée dans une boucle de pénurie auto-entretenue, où la finitude n’arrête pas l’accumulation mais la transforme en formes encore plus voraces et dystopiques. En définitive, le problème se joue avant tout dans les comportements individuels — dans la façon dont chacun se représente le monde, sa place dans l’univers et son rapport à l’avenir.
À la lecture du court essai Limits (2019) de Giorgios Kallis, économiste et théoricien de la décroissance, on comprend que, contrairement à certaines interprétations, Malthus n’était pas fondamentalement opposé à l’augmentation de la population. Pour lui, comme pour Adam Smith ou les libéraux, la richesse d’une nation réside dans son potentiel démographique. Cependant, qui plus est en phase avec des difficultés matérielles d’approvisionnement, il était surtout rongé par l’angoisse irrépressible que, alors que nos désirs (sexuels et matériels) semblent illimités, les ressources réelles restent limitées. La réponse se trouvait dans la croissance — Malthus n’est pas l’ennemi de la croissance comme on pourrait le croire, mais l’un des pères intellectuels d’une « église de la croissance ».
Le sentiment de rareté constitue donc le socle même de cette vision. C’est à partir de cette rareté que germe la logique de développement économique. Paradoxalement, toutefois, ce sentiment est aussi une projection et une prévision performative: en articulant dès l’origine la justification de la croissance sur une pénurie pressentie — qu’elle soit réelle ou non — nous avons organisé le système économique autour de la gestion de la pénurie. Ce qui demeure rare devient coûteux. Gérer la pénurie devient rentable. Il ne reste plus qu’à éveiller des désirs qui nourrissent le sentiment d’un manque, et le satisfaire ensuite par des produits… et la boucle est bouclée. L’économie du désir illimité a trouvé sa recette.
Ecotopies
Pourtant, la conscience des limites est au cœur de la pensée écologiste. Et si l’une des premières frontières à respecter est celle des désirs matériels, tout aussi important est de réfléchir à nos désirs immatériels. En 1975, le grand classique utopique Ecotopia d’Ernest Callenbach propose un contrepoint apaisant à toutes les interprétations totalitaires ou catastrophistes de la « Bombe P ». La république d’Ecotopia illustre une société qui a stabilisé sa démographie, maîtrisé sa fécondité et mis en place une sobriété démographique compatible avec son équilibre écologique, sans empiéter sur les libertés individuelles. Loin du puritanisme des États‑Unis dont elle s’est éloignée, l’expérience ecotopienne évite aussi les pièges d’une libération sexuelle trompeuse qui aurait simplement perpétué les rapports de domination — un point de tension qui traversera aussi l’œuvre de Michel Houellebecq sur les rapports entre libéralisation et domination.
Dans Ecotopia, ce n’est pas la magnifiquement soutenable agroécologie ou la boucle « zéro publicité » qui convainc le narrateur de rejoindre l’Ouest, mais la profondeur des liens humains et, surtout, la richesse des affections amoureuses qui l’attirent vers cette patrie écologique.
La distinction entre amour, sexualité et reproduction constitue l’une des clefs anthropologiques de la stabilité des sociétés vivant dans la sobriété écologique. Mais ce n’est pas toujours simple, car ces questions touchent à l’un des domaines les plus intimes de l’existence humaine. Un exemple récent, proposé par Camille Leboulanger dans son roman Eutopia, explore les replis de cette dimension politique de la famille et de la reproduction humaine. Dépourvu des ficelles narratives propres aux utopies « dévoilées », le livre décrit une société qui, à bien des égards, s’accorde avec les formes idéales de rapports humains et de production que rêvent les penseurs de la décroissance.
Cependant, Eutopia — le « bon endroit », plutôt que le « non‑lieu », comme l’explique l’autrice — est d’abord une fiction qui imagine une société libérée de la marchandisation du travail, fonctionnant sur le principe du « salaire à vie » prôné par Bernard Friot et, fondamentalement, fondée sur l’égalité. Or, certains personnages de la société d’Eutopia se heurtent à une inquiétude existentielle, incarnée par Gob, « l’éternelle inadaptée » selon l’auteure, qui montre qu’on peut être malheureux même dans une utopie. Cette angoisse naît des liens familiaux et de l’attachement aux lignées, et ouvre la porte à une remise en question de l’un des piliers de cette société décroissante: la réduction de l’« indicateur d’impact humain » en limitant les naissances à « un demi‑enfant » par individu.
Le propos n’est pas nécessairement malthusien, et la question démographique n’est pas le cœur du récit. Néanmoins, cette société utopique, qui a mis en œuvre la décroissance et s’est affranchie des injonctions productivistes, se voit confrontée, dans l’intimité du quotidien, à une inquiétude qui dépasse la dimension matérielle: le temps.
La reproduction comme impensé
La démographie s’inscrit dans le temps. C’est précisément là que naissent les paniques morales qui agitent l’espace public occidental et alimentent aussi bien les dynamiques réactionnaires que les métaphores guerrières. Crainte d’un effacement civilisé, fuite devant l’espace, recul de l’empreinte laissée derrière soi : l’anxiété démographique questionne notre rapport au temps autant qu’à l’espace. Comme l’écologie.
Cependant, les écologistes contemporains ne se revendiquent plus malthusiens. Trois raisons majeures expliquent ce virage. Première raison: leur entrée durable dans l’arène politique. Dès lors qu’une idéologie passe du stade d’imaginaire critique à celui d’outil de gouvernement, elle ne peut plus plaider impunément pour limiter les naissances sans s’exposer à une objection fondamentale : le corps des individus, et plus encore les femmes, l’équilibre familial et les choix d’avoir ou non des enfants relèvent de libertés fondamentales. Deuxième raison: elle observe le monde et se recentre sur les modes d’habiter plutôt que sur un compte des habitants. La pression sur les ressources ne provient pas uniquement du fait d’être nombreux; elle provient surtout de la façon dont les sociétés produisent, consomment, se déplacent, se chauffent, se construisent, mangent et jettent. Un enfant né dans une société sobre a une empreinte différente de celui qui grandit dans une société d’hyperconsommation. Les inégalités sociales se transforment en inégalités écologiques. Très vite, il est devenu plus pertinent de penser la réduction des flux matériels, la transformation des infrastructures et la sobriété des systèmes que de viser la démographie en elle-même. Troisième raison: le corollaire politique et moral lié aux précédentes. Le discours sur la natalité est un terrain miné. Il peut facilement raviver des tropes racistes, coloniaux, néopostcoloniaux, où dénoncer la fécondité des pays pauvres sert à éluder la responsabilité écrasante des pays riches.
C’est pourquoi le discours écologique actuel privilégie la transformation du modèle de société. Il porte sur la production, la consommation, l’énergie, la mobilité, la justice sociale, l’agriculture et la bifurcation des trajectoires; il parle moins explicitement de reproduction. Comme si l’on pensait le vivant social à travers ses cycles visibles — extraire, produire, distribuer, consommer — mais sans s’interroger sur la manière dont il se renouvelle humainement. La reproduction est devenue un impensé, voire un non-objet, relégué à la sphère privée, à l’intime et au tabou politique. C’est sans doute l’un des paradoxes de l’écologie contemporaine: refonder notre rapport au monde tout en laissant hors champ la question de sa transmission biologique et générationnelle.
Un futur sans enfants ?
Or, c’est peut-être là que se joue une partie du dilemme actuel. Car si la démographie a cessé d’être centrale dans les préoccupations écologistes, elle ne s’est pas éteinte pour autant dans le réel. À quelques exceptions près, les sociétés du monde s’orientent vers le vieillissement, les taux de fécondité chutent, les envies d’enfant se heurtent à des contraintes matérielles et l’avenir se rétracte. S’ajoute l’effet de l’éco‑anxiété, particulièrement chez les jeunes, qui transforme l’avenir en une charge affective difficile à supporter. Pour une partie de la génération émergente, refuser d’avoir des enfants peut devenir une forme de protestation intime contre l’idée même de procréer dans un monde en crise.
Cette désertion des ventres n’est ni planifiée ni massivement généralisée. Mais dans certains milieux écologistes, surtout de l’aire anglophone, il ne s’agit pas uniquement de dénoncer la surpopulation ou de prôner une sobriété démographique; il s’agit aussi de refuser d’avoir des enfants dans un monde jugé trop dégradé, trop incertain, trop inégalitaire pour faire naître une nouvelle génération. Ce geste politique, minoritaire et militant, peut se justifier et être puissant, mais ses limites résident dans le fait qu’il reporte la responsabilité du changement collectif sur des choix intimes, pesant peu sur les causes structurelles de la crise et se trouvant en tension entre critique et retrait du monde. En ce sens, il en dit long sur notre époque: ce n’est plus la peur d’être trop nombreux qui prévaut, mais l’angoisse d’avoir des enfants dans un avenir déjà compromis.
L’écologie a su penser les limites des ressources, mais elle a moins exploré les conséquences de ses appels à la décroissance humaine. Entre la crainte d’être trop nombreux et celle d’être trop peu, entre l’angoisse de surcharger la planète et celle d’y faire naître des enfants voués à l’incertitude, il demeure presque un vide conceptuel. Ce vide n’a pas encore été pleinement habité par les écologistes. Ils ont pensé les émissions, les flux, les infrastructures et les systèmes; ils ont moins pensé ce que fait la crise environnementale aux désirs de filiation, aux choix de vie et à la possibilité même de se projeter dans une continuité générationnelle.
Peut‑être faudra‑t‑il toutefois revenir à ce sujet. Non pour réhabiliter un malthusianisme régressif, mais pour concevoir une écologie complète, capable d’articuler les conditions de la reproduction sociale, celles de la reproduction humaine, et les affects qui les traversent. Une écologie qui ne se contente pas de transformer le monde, mais qui s’interroge aussi sur la manière dont ce monde se transmet, se peuple, se renouvelle et se raconte à lui-même. Car, au fond, l’articulation entre démographie et écologie est d’abord une réflexion sur le futur : qui nous succédera, dans quel monde, et avec quelles possibilités d’y habiter ? Une société où les enfants manquent est une société qui a du mal à se projeter dans l’avenir et à se forger un dessein qui dépasse sa propre durée. Dotée d’une vitalité fragilisée, elle risque l’entropie ou de se perdre dans un présent sans sens.
C’évoque en somme toute la signification de l’aventure humaine, centrée sur l’homme: comme le bruit d’un arbre tombé dans une forêt déserte, quel donnerait sens à l’existence terrestre sans la conscience humaine pour la comprendre et la relater ?
- “Instead of recommending cleanliness to the poor, we should encourage contrary habits. In our towns we should make the streets narrower, crowd more people into the houses, and court the return of the plague. In the country, we should build our villages near stagnant pools, and particularly encourage settlements in all marshy and unwholesome situations.” R. T. Malthus, Essay on the Principle of population, Book IV, Cha. V from the sixth edition, 1826. ↩︎
- Paul & Ann Ehrlich, The Population Bomb, Ballantine Books, 1968 (trad. fr. La Bombe P., Les Amis de la Terre ed., 1961) ↩︎
- En particulier dans Extension du domaine de la lutte, 1994, Paris, Maurice Nadeau, et Les Particules élémentaires, 1998, Paris, Flammarion. ↩︎
- Comme le président français Emmanuel Macron qui appelait au « réarmement démographique » le 16 janvier 2024. ↩︎
