Dominique Barthier

Europe

Valeurs et pragmatisme : le rôle de l’Europe dans un monde en mutation

Face à un avenir incertain pour l’alliance transatlantique et à la guerre qui menace, l’Europe se situe dans un territoire encore inexploré. Comment le projet européen peut-il rester fidèle à ses valeurs fondamentales de démocratie et de respect des droits humains tout en repensant son rôle sur la scène internationale et en nouant de nouveaux partenariats ? Entretien avec Sergey Lagodinsky, eurodéputé Vert.

 Green European Journal :  En tant que personne ayant vécu des deux côtés du Rideau de Fer, quel rôle les idéaux de liberté ont-ils joué dans sa vie personnelle et politique ? 

Sergey Lagodinsky :Mon enfance dans l’Union soviétique a profondément façonné ma vision politique. J’ai grandi dans un pays en déclin, avec une économie en crise, une idéologie défaillante et une sphère informationnelle strictement contrôlée. L’opposition n’était pas seulement inutile, elle était un concept complètement inconnu. L’individualisme était mal vu et le concept de « personnel » était durement subordonné au « collectif »: cela n’allait pas dans notre expérience par définition. La Perestroïka (ouverture de la société et de l’économie soviétiques dans les années 1980) fut un processus de découverte de la liberté, de vérités historiques et, en réalité, de soi-même. Donc, la liberté n’est pas seulement un projet politique, mais aussi une affaire profondément personnelle pour moi.

Mon travail au Parlement européen est l’antithèse de la vie que j’aurais vécue si j’étais resté en Russie à l’époque. La ténacité dont je fais preuve aujourd’hui pour défendre la liberté de chacun repose sur ma connaissance intime de ce que signifie ne pas en disposer. Certains considèrent mon insistance sur la liberté et sur la démocratie libérale comme une gêne ou un fardeau. Je suis profondément reconnaissant de pouvoir porter ce poids.

Trent’anni fa pensavamo che la democrazia liberale avrebbe trionfato ovunque. Ora l’ordine mondiale sta crollando e l’alleanza transatlantica è in crisi. Che cosa è successo? 

Les démocraties ont été mises à l’épreuve sur plusieurs niveaux et à de nombreuses occasions. La crise financière de 2008, la pandémie de COVID-19, puis la grave crise du coût de la vie qui a suivi l’agression de la Russie contre l’Ukraine : les citoyens du monde se sont demandés qui pouvait les protéger le mieux. Les régimes autoritaires voient ces crises comme une opportunité unique et les ont exploitées pour renforcer leur contrôle sur les sociétés, sous prétexte de rétablir la stabilité. Ils ont aussi exploité la désinformation et le manque de transparence pour masquer leurs propres doutes et faire porter sur la démocratie la responsabilité de leurs carences. Parallèlement, les gouvernements démocratiques se sont montrés incapables de produire des résultats rapides et visibles en temps de crise et de donner l’impression que les générations futures vivraient mieux que leurs parents.

Une grande partie de cela résulte d’urgences incontrôlables, mais il est compréhensible que les gens imputent à leurs gouvernements et, en fin de compte, au système démocratique lui-même. La lutte contre la crise est devenue une lutte entre la liberté d’un côté et la répression déguisée en stabilité de l’autre. Les réseaux sociaux accélèrent ces évolutions, alimentant la désinformation et la division. Par conséquent, les mouvements autoritaires qui promettent des solutions simples gagnent du terrain, tandis que les complexités de la démocratie deviennent de plus en plus difficiles à expliquer.

La crise des relations transatlantiques est d’un autre ordre. Le problème fondamental est que nos valeurs communes sont remises en cause par un gouvernement qui privilégie l’isolementnisme plutôt que l’universalisme démocratique. La portée mondiale des États-Unis n’est plus une composante naturelle de leur identité nationale. 

De plus, dans un monde né du business, il n’y a guère de place pour des alliances durablement établies ou, tout au moins, pour la confiance et la fiabilité qui conditionnent leur existence. Sous la présidence Trump 2.0, les États‑Unis sont devenus un partenaire impulsif et imprévisible, exigeant la plus grande flexibilité et promettant peu de fiabilité. La planification à long terme, qui garantirait une certaine sécurité, est devenue quasi impossible. L’alliance transatlantique se voit donc confrontée à une épreuve cruciale, non seulement sur le plan politique mais aussi en termes de survie. Les politiques de Trump démolissent l’ordre mondial, et la combination entre la méfiance mutuelle au sein de l’alliance et le comportement chaotique de Washington sur la scène internationale rend notre stratégie d’attentisme pour la présidence Trump 1.0 désormais inviable.

Mais le plus grand risque pour les démocraties libérales ne provient pas d’un affaiblissement de l’alliance, mais de la décision idéologique de l’administration Trump de devenir le soutien des forces illibérales. C’est, aujourd’hui, le seul projet idéologique international qui retient l’attention des États‑Unis. La position de l’administration affaiblira les démocraties libérales et accélérera le déclin de l’alliance transatlantique, mettant en cause son identité de communauté de valeurs plutôt que d’intérêts communs.

La démocratie libérale n’a pas échoué, mais elle subit une pression considérable à l’échelle mondiale: de l’extérieur de la part des puissances autoritaires et de l’intérieur en raison des divisions sociales et des crises systémiques. Comme l’UE est le plus grand acteur libéral restant sur la scène mondiale, nous avons un rôle unique à jouer dans la protection et, peut-être, dans la réforme de l’ordre mondial.

L’Europe se prépare aussi à renforcer ses capacités pour faire face à des tensions géopolitiques croissantes. Est‑il possible de concilier puissance militaire et projet européen en tant que projet de paix? Et les Verts européens peuvent‑ils contribuer de manière significative à relever ces défis tout en restant fidèles à leur identité de mouvement ancré dans le pacifisme ? 

Le projet européen est un projet de paix parce qu’il a uni les Européens et leur a permis de développer un espace commun de coexistence pacifique. Toutefois, ce n’est pas un projet de paix naïf. L’Union européenne n’a jamais été naïve sur le plan géopolitique, car elle a toujours pu compter sur la protection de l’OTAN. Mais désormais que la détermination des États‑Unis à continuer de jouer un rôle de leader dans la coopération transatlantique vacille, nous devons avant tout intégrer et, à long terme, remplacer l’alliance par des capacités européennes. Je ne vois aucune contradiction entre la paix et la conscience géopolitique. L’UE demeure un projet de paix grâce à sa nature coopérative; c’est aussi un projet géopolitique mûr, puisqu’elle aspire à devenir responsable de sa propre défense.

En tant que Verts, nous ne devons pas permettre que nos bases idéologiques soient réduites à une conception très unidimensionnelle du pacifisme. Il existe de nombreux acteurs, notamment en dehors du mouvement écologiste, qui cherchent à nous imposer ces visions réductrices. Mais si nous partons du principe que la vision des Verts sur la politique étrangère est multi‑dimensionnelle et contextuelle, nous n’aurons pas de difficulté à concilier nos principes: le pacifisme n’est pas du défaitisme, et nous portons un engagement très clair en faveur de la défense des frontières nationales, du droit international, des droits humains et des espaces démocratiques. Nous sommes anti‑colonialistes et nous refusons la violence des tyrans. Ces principes font que les capacités de défense et la solidarité avec les victimes d’agressions constituent une entreprise résolument verte. J’ai déjà tracé cette vision dans notre manifeste des Verts allemands en 2015.

Nous ne devons pas permettre que nos bases idéologiques soient réduites à une conception très unidimensionnelle du pacifisme.

Il faut aussi prendre en compte le contexte en évolution. Avec l’agressivité croissante de la Russie et la solidarité des États‑Unis qui se montre de plus en plus éparse, nous, à l’UE, sommes seuls. Cela signifie que nous devons repenser nos principes afin de défendre nos valeurs. Nos valeurs restent les mêmes, mais nos stratégies changent. Les Verts peuvent jouer un rôle constructif dans ce domaine si nous nous considérons comme un pont entre la responsabilité de la politique de paix et le réalisme de la politique de sécurité. Et, grâce à la crédibilité dont nous avons fait preuve dans le domaine de la défense par notre soutien à l’Ukraine, nous avons une mission particulière: veiller à ce que le réarmement ne devienne pas une fin en soi, mais s’intègre dans une politique étrangère qui ne perde pas de vue la diplomatie, la protection du climat et les droits humains. Et, revenant à la valeur de la liberté: si nous prenons la liberté au sérieux, nous devons être capables de la défendre, même face à des forces externes.

Tuttavia, i diversi Stati membri dell’UE sembrano avere visioni divergenti di democrazia, libertà e sicurezza, basate sulla loro posizione geografica e sulle loro esperienze storiche. C’è un modo per trovare un terreno comune? 

La diversité est une norme en Europe et elle se manifeste aussi dans les débats sur la liberté. Le problème est de gérer cette diversité de la manière la plus productive possible et d’éviter qu’elle ne s’écarte des principes et des valeurs communs. Des sociétés diverses ont des histoires et des géographies différentes qui déterminent leur manière de vivre et de ressentir.

Un dénominateur commun est possible et nécessaire, mais il exige une volonté politique, une ouverture institutionnelle et une compréhension mutuelle. Tout d’abord, il faut une compréhension commune de base selon laquelle la démocratie n’est pas seulement une question de décisions prises à la majorité: elle comprend aussi la séparation des pouvoirs, la protection des minorités et la liberté des médias. Ces principes constituent les obligations mutuelles inscrites dans les traités de l’UE et ne sont imposés par aucun acteur externe. Ils représentent nos positions clés et notre socle commun, même si leur mise en œuvre varie d’un État membre à l’autre.

Pour ce qui concerne la sécurité, il faut une approche européenne coordonnée qui tienne compte des niveaux de menace régionaux. Cela exige une meilleure coordination en matière de politique étrangère et de défense, mais aussi une solidarité face aux défis variés, notamment l’agression militaire russe ou les menaces hybrides comme la désinformation. Une voie possible vers une plus grande unité réside dans l’« intégration différenciée »: les États membres prêts à coopérer plus étroitement dans certains domaines peuvent le faire sans contraindre les autres à participer. En parallèle, il faut défendre les valeurs fondamentales communes, en recourant si nécessaire à des mécanismes de sanctions.

L’Europe fait aussi face à des défis internes, dans un contexte marqué par un illibéralisme croissant et par l’autoritarisme. L’extrême droite est au gouvernement dans plusieurs États membres, limitant les libertés civiles et sapant l’État de droit. Les positions anti‑immigration sont devenues dominantes. Pouvons-nous encore parler avec assurance de valeurs européennes communes aujourd’hui ? 

Les fondations des valeurs communes européennes – démocratie, État de droit, droits humains et solidarité – sont aujourd’hui plus fragiles que jamais. L’illibéralisme croissant dans certaines parties de l’Europe, notamment en Hongrie, en Slovaquie et plus récemment en Italie, remet ouvertement en question ces bases.

Les gouvernements aux tendances autoritaires restreignent la liberté de la presse, contrôlent le pouvoir judiciaire et l’éducation et promeuvent une vision nationaliste de la démocratie qui entre en résonance avec les principes fondamentaux de l’UE. Cependant, les valeurs elles‑mêmes n’ont pas disparu : elles sont profondément ancrées dans les traités de l’UE et dans les sociétés européennes.

Les politiques européennes ne font pas toujours l’affaire de tous. Les Verts ne gouvernent pas l’UE et les citoyens européens ont leurs propres opinions. La démocratie est un exercice continu de négociation, ce qui signifie que nous n’obtiendrons jamais tous les résultats que nous souhaitons. Mais nous pouvons lutter pour nos idéaux. Ainsi, notre rôle en tant que Verts est de défendre nos positions et notre vision. Mais c’est aussi notre responsabilité d’accepter les résultats démocratiques issus des luttes politiques et des compromis, pourvu qu’ils respectent les valeurs fondamentales de l’UE.

Nous pourrions avoir des opinions différentes sur les modalités des contrôles aux frontières et sur les procédures d’immigration, mais les refoulements ou le refus des demandes d’asile restent une ligne rouge, car ils constituent une violation des droits humains et non seulement des valeurs vertes.

Une Amérique moins amicale et un ordre mondial de plus en plus multipolaire signifient que l’Europe doit trouver de nouveaux alliés. Est‑ce capable de trouver le juste équilibre entre valeurs et pragmatisme, sans s’imposer comme une puissance civilisatrice ? Quels sont les seuils à ne pas dépasser lorsqu’on s’adresse à d’autres pays et à leurs dirigeants ? 

Dans un monde où les États‑Unis ne peuvent plus être considérés comme partenaires fiables par défaut, l’Europe est confrontée au défi stratégique de nouer de nouveaux partenariats avec des pays qui ne partagent pas nécessairement ses valeurs. L’enjeu est de trouver un équilibre intelligent entre une politique étrangère orientée par les valeurs et une sauvegarde pragmatique de nos intérêts. J’ai toujours été critique face à une politique étrangère « basée sur les valeurs » ou « basée sur les intérêts ». La politique étrangère doit être « basée sur l’intelligence »: elle doit calibrer et combiner des approches efficaces, utiles et durables.

L’Europe ne doit pas commettre l’erreur de se croire moralement supérieure ou de se présenter comme une « puissance civilisatrice ». Une telle posture est perçue comme moralisatrice et conduit au rejet, notamment dans le Sud global, où le souvenir du colonialisme demeure vivant. En même temps, il n’est pas nécessaire d’emprunter le chemin suivi par la Chine et la Russie. Nous sommes un espace sûr et fiable pour la liberté et la démocratie, pas un régime autoritaire corrompu. Nous avons nos défauts, mais nous sommes un acteur international démocratique et bienveillant.

En tant que puissance internationale, nous devons coopérer avec les autres sur la scène mondiale. Mais nous ne voulons ni être des complices ni dépendants de dictateurs et de violateurs des droits humains: nous pouvons dialoguer, oui, mais pas à n’importe quel prix. L’Europe doit apprendre de ses erreurs passées, comme les années de dépendance au gaz russe ou l’ouverture naïve de son marché à la Chine.

De telles dépendances compromettent notre capacité à agir politiquement. Les partenariats durables reposent sur la réciprocité, le respect et les intérêts à long terme, pas sur l’opportunisme à court terme. Il est crucial que l’Europe trouve une voie médiane: ferme dans ses valeurs, mais ouverte au dialogue; non missionnaire, mais responsable, comme partenaire à égalité.

L’élargissement de l’UE devrait‑il être une priorité en ces temps incertains ? 

L’élargissement de l’Union européenne est une décision stratégique, surtout dans des temps incertains. Des pays comme l’Ukraine, la Moldavie et les États des Balkans occidentaux méritent un avenir européen, et leur adhésion est également dans notre intérêt stratégique. Quiconque souhaite renforcer la démocratie européenne doit s’assurer que notre continent devienne plus stable, mieux interconnecté et plus résilient, et l’élargissement est une part essentielle de cet objectif. Toutefois, cela ne peut se faire au détriment de la démocratie et de l’État de droit. Bien au contraire, ces principes doivent être renforcés, tant au sein de l’UE que dans les pays candidats à l’adhésion. C’est pourquoi il est de notre responsabilité d’atteindre ces objectifs simultanément: réformer les institutions de l’UE et nous ouvrir à de nouveaux membres qui partagent nos valeurs.

L’allargamento dell’Unione europea è una decisione strategica, soprattutto in tempi incerti.

À part la menace d’une Russie affirmée à nos portes, pourquoi l’avenir de l’Ukraine est-il si important pour beaucoup d’Européens ? 

Aujourd’hui, l’Ukraine est un symbole de l’idée européenne. Depuis la contestation de Maïdan en 2013/14 [protestations pro‑européennes à Kyiv qui ont conduit à la chute du président Viktor Ianoukovytch, dans ce qui a été décrit comme la « révolution de la dignité »], le pays lutte pour la démocratie, la dignité humaine et une vie libre, des valeurs qui constituent aussi le socle de l’UE. La guerre d’agression russe n’est pas seulement une guerre contre l’Ukraine, mais une attaque frontale contre le projet de paix européen. Ceux qui soutiennent aujourd’hui l’Ukraine protègent aussi indirectement les principes sur lesquels repose notre propre coexistence.

La société civile ukrainienne fait preuve d’une résilience impressionnante. Elle mérite notre solidarité, non seulement en tant que victime de la guerre, mais aussi en tant que fidèle promoteur de la démocratie européenne. Il faut aussi être très clair pour de nombreux États membres de l’UE et leurs citoyens : l’Ukraine est la seule barrière qui se dresse entre les ambitions impériales de la Russie et les frontières européennes. Par conséquent, le combat héroïque de l’Ukraine est aussi une lutte contre une menace qui pèse sur l’UE.

Contrairement à la plupart des autres forces politiques en Allemagne, les Verts ont toujours fermement combattu les autos‑craties comme celles de la Chine ou de Poutine en Russie. Pourquoi est-ce ainsi ? Est‑ce un atout ou une faiblesse quand il s’agit d’obtenir du soutien ? 

Les Verts ont toujours soutenu une politique étrangère holistique centrée sur les droits humains, la démocratie, le féminisme et la protection des minorités. Et, comme nous avons toujours considéré notre combat interne comme faisant partie d’un mouvement mondial, nous plaçons ces valeurs au premier plan de notre agenda de politique étrangère. Pendant que d’autres partis se focalisaient souvent sur des intérêts économiques à court terme, nous avons mis en garde contre le totalitarisme, les dépendances et les illusions. Bien sûr, cela n’a pas toujours été bien vu, mais avec le recul il est clair que l’adhésion à des principes n’est pas une faiblesse, mais une force nécessaire. Surtout en période de conflit systémique mondial, il est indispensable d’adopter une position claire contre la politique autoritaire du pouvoir.

Les Verts en Europe – et en Allemagne en particulier, après leur récente expérience de gouvernement – sont-ils perçus comme un parti de prohibitions et ennemi de la liberté ? Cette image est‑elle justifiée ? Et comment le mouvement écologiste peut‑il surmonter cette association négative ? 

Cette réputation est bien méritée. Pendant longtemps, nous avons prôné la régulation et la modération comme outils centraux de notre idéologie politique. Ce ne sont plus les seules pierres d’angle, mais le stéréotype persiste et est utile à nos adversaires politiques. La réalité est que les Verts ont depuis longtemps dépassé le paternalisme. Nos politiques portent sur la responsabilité envers l’environnement, la société et les générations futures.

Évidemment, le changement écologique et social nécessite des règles, et les règles sont souvent perçues comme des restrictions. Mais diriger notre comportement collectif ne se fait pas uniquement par des interdits. La liberté fait partie intégrante de la vision écologiste et doit coexister avec la responsabilité. Au sens moderne, la liberté signifie que chacun a des chances égales et que les bases naturelles de la vie sont préservées pour garantir aussi les libertés futures. Nous devons mieux communiquer que la politique verte n’est pas dirigée contre la liberté, mais cherche à dépasser l’ère des combustibles fossiles pour en faire un cadre social juste, durable et fondé sur la solidarité.

Le futur n’appartient pas à une liberté régressive fondée uniquement sur la consommation, mais à une liberté responsable. Il faut veiller à ne pas trop gâcher notre espace libre commun. En fin de compte, une compréhension complète de la liberté n’est pas une restriction, mais un progrès.

Cette traduction a été commandée grâce au soutien de la Friedrich-Ebert-Stiftung (Heinrich-Böll-Stiftung).

Dominique Barthier

Dominique Barthier

Journaliste passionné par la vie publique, j'explore les rouages de la politique française depuis plus de dix ans. J’ai à cœur de rendre l'information accessible, rigoureuse et engageante pour tous les citoyens. Chez ElectionPrésidentielle.fr, je décrypte l’actualité avec une exigence constante de clarté et d’indépendance.